Les artistes partagés entre Dieu et la gloire du monde

Depuis quelques temps, des artistes camerounais donnent de façon spectaculaire, leurs vies à Jésus-Christ. Pourtant, certains continuent de tourner avec leurs anciens succès du monde.La dernière en date, c’est la femme du peuple. K-Tino.

C’est à grand renfort de publicité que la reine du bikutsi viril s’est pointée au ministère «Va et Raconte» du Prophète Tsala Essomba en fin décembre 2013 du côté de Yaoundé. La chanteuse est allée témoigner publiquement des actes infâmes qu’elle avait posés dans l’ignorance. Parmi ces actes, K-Tino affirme avoir fait une alliance avec le feu Zanzibar (musicien camerounais décédé dans des conditions controversées) dont l’esprit l’habitait et la poussait à se comporter comme une disciple de Satan.

Aussi, avant chaque spectacle, elle recueillait les menstrues de sa fille «Ma Jolie» pour en faire des potions magiques. Aujourd’hui, la star estime que ces sordides pratiques sont derrière elle: « J’ai donné ma vie à Jésus-Christ. Il m’a transformée. Dans l’ignorance, j’ai effectivement posé de nombreux actes infâmes. Mais aujourd’hui, je suis au Seigneur. J’ai renoncé à la chair et je demande pardon à tous ceux que j’ai blessés alors que j’étais dans les ténèbres», déclare-t-elle.

Depuis son témoignage, les fans de l’artiste ont constaté qu’elle a changé d’accoutrement. Elle a troqué les jupes qui couvraient à peine ses cuisses et des hauts qui laissaient apprécier le volume de ses seins, contre des tenues plus décentes. Notamment des Kaba. Pour les dubitatifs, la mère «d’ascenseur» a déclaré sur le plateau de la Crtv à l’émission, «C’la fête», que: «ce n’est pas un changement de look, c’est un changement de vie. J’ai donné ma vie au Seigneur Jésus-Christ et j’exhorte mes frères musiciens à me suivre sur cette voie».

Anciens succès

«K-Tino a-t-elle vraiment changé ou peut-elle changer?», «Et si c’était une démarche markéting?» s’interroge l’opinion. Prenant en exemple des artistes qui ont proclamé avoir été transformés mais qui curieusement, continuent d’évoluer avec le répertoire qu’ils ont façonné sous l’influence du malin. C’est le cas de l’artiste Petit Pays qui avait confessé ses péchés sur les antennes d’Emmanuel Tv, implorant TB Joshua à son secours. Comme K-Tino, Petit Pays, disait avoir côtoyé le diable pour faire exploser sa carrière. Il a affirmé qu’il avait passé des nuits entières, nu au bord de la mer de Kribi et qu’à un moment de sa vie, il a même fait une crise de folie. Il décidait alors de se donner entièrement à Jésus-Christ, abandonnant ainsi les choses du monde.

Bizarrement, les textes de Petit Pays ne sont pas sanctifiés après cette conversion. Excellent compositeur, il est pourtant resté constant dans la déviance. Grace Decca déclarait à qui veut l’entendre qu’elle est devenue « Enfant de Dieu » et que désormais, elle n’élèverait sa voix que pour Le louer. Grande est la surprise de ses fans de constater, qu’elle ne leur sert que ses anciens succès, ponctués quelques fois des «Alléluia, Amen!», «Dieu est bon!». Pourtant, elle avait annoncé la sortie d’un album gospel.

Yvonne Chaka Chaka

Rosy Bush et Martial Mbongo par contre, n’ont pas que déclaré de leurs lèvres qu’ils ont changé, mais ils l’ont aussi prouvé dans les faits. Dans un entretien accordé au Club 700 (une émission chrétienne de témoignages), Rosy Bush avait confié que : «quand j’ai donné ma vie à Dieu, je m’apprêtais à enregistrer un album comme j’avais l’habitude de le faire.

Parce que j’ai senti un soulagement, un changement, une certaine paix en moi, j’ai décidé, de réécrire cet album qui était en cours d’enregistrement et de le consacrer à bénir Dieu pour ce qu’il a fait pour moi. Il m’a sortie de la boue, je viens de loin». Et depuis lors, elle ne chante que gospel. Idem pour Martial Mbongo qui avait fait un comeback au Cameroun après sa conversion, pour évangéliser ses frères musiciens avec qui il invoquait Lucifer, de se convertir et de s’abandonner à Jésus-Christ, qui seul peut leur donner la gloire.

Se prenant pour modèle, il confiait qu’en plus des pratiques mystiques, «j’étais un frivole. J’ai eu sept enfants avec sept mères différentes. Depuis que j’ai donné ma vie à Dieu, il m’a pardonné mes fautes et je suis stable. Je me suis marié et je suis heureux». Depuis sa conversion, la Sud africaine Yvonne Chaka Chaka ne chante que pour des causes nobles. Un choix fatalement difficile pour certains mais qui n’est pas pour autant impossible.

camernews-Dieunedort-Kamdem

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