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Les 9 conditions pour une vraie démocratie au Cameroun selon John Fru Ndi, le président du SDF

Les 9 conditions pour une vraie démocratie au Cameroun selon John Fru Ndi, le président du SDF

Le leader du premier parti de l’opposition camerounaise s’est adressé aux Camerounais dans un message.

John Fru Ndi était face à la presse jeudi 14 janvier 2016, depuis sa résidence privée au quartier Ntarinkon à Bamenda. Il était question pour le président du premier parti de l’opposition au Cameroun de délivrer son message du nouvel an à la nation. «Entouré de quelques-uns de ses collaborateurs, membres du Comité exécutif national (NEC), instance dirigeante au Sdf, il a davantage mis l’accent sur des changements pouvant poser les bases d’une véritable démocratie au Cameroun», indique le quotidien Mutations n°4064 en kiosque vendredi 15 janvier 2016. Une sorte de guide d’une vraie démocratie au Cameroun selon le Social Democratic Front (SDF).

«Pendant vingt-six ans, ensemble, nous avons lutté pour l’avènement d’un Cameroun nouveau et meilleur. Mais cet important laps de temps ne peut pas nous faire oublier que pendant trente-trois ans, notre cher pays a croupi sous le règne d’une dictature dirigée par un groupe de dirigeants malhonnêtes et corrompus», a-t-il introduit, avant d’énumérer neuf conditions que pose le Sdf.

Il s’agit de la mise en place du Conseil constitutionnel prévu depuis vingt ans par la Constitution pour la contribution qu’il peut apporter à l’évolution de notre démocratie, un code électoral consensuel, uneCommission électorale indépendante et un calendrier électoral constituant les conditions minimales pour des élections libres, pluralistes, transparentes et démocratiques, une biométrie complète, de l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats, la limitation du mandat présidentiel à deux, l’introduction du bulletin de vote unique, seul moyen de lutter contre l’achat des consciences lors des scrutins, l’application effective de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens et avoirs pour les détenteurs des charges publiques, l’adoption d’une loi sur la double nationalité.

Le président du SDF a également évoqué d’autre points dont la révision pourrait selon lui, garantir un développement équitable. Notamment la révision de la loi régissant l’audiovisuel en vue d’accorder des subventions à tous les organes médiatiques et pas seulement à la CRTV, l’application effective de la convention collective et des lois sur l’autorégulation qui sont les garants d’un paysage médiatique libre et indépendant, etc.

Comme contribution, le SDF entend lutter contre la précarité, en l’abordant «à travers des politiques agricoles proactives et progressives qui s’attaqueront à certains des obstacles identifiés qui entravent le développement de l’agriculture au Cameroun». Il cite: la déforestation, l’érosion des sols par les eaux et par le vent, l’exploitation anarchique de nos ressources naturelles (forêts, pêche, élevage), l’implication insuffisante des populations locales dans les prises de décision, la législation et l’application insuffisantes de la loi, la corruption endémique, l’inefficacité et l’inertie institutionnalisée.

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