Le Tribunal Articles 53 a rendu une 2e visite à MOWHA Franklin détenu à la Prison de Bafoussam.

Le Tribunal Articles 53 a rendu une 2e visite à MOWHA Franklin détenu à la Prison de Bafoussam.

Embastillé illégalement à la prison de Bafoussam depuis 08 mois, sans renouvellement de sa détention, c’est un homme digne debout que nous avons rencontré le 13 aout dernier à la prison de Bafoussam.C’était un jour de visite et donc relativement facile de le rencontrer. Dans le hangar qui tient lieu de parloir, visiteurs, détenus, gardes pénitentiaires et <<taximen>> se côtoient dans un brouhaha de maternel. Les << Taximen>> sont ces détenus qui pour une pièce font la navette entre les cellules et le parloir pour avertir un détenu d’une visite.

Ici la promiscuité avec des détenus dont certains menottes aux pieds et d’autres au physique de Rambo qu’il ne faut absolument pas et jamais croisé dans une ruelle obscure se côtoient. Les couples n’hésitent pas à pousser loin des gestes intimes. Dans cet atmosphère précaire, je préfère rester dos au mur pour être sur que personne ne passe derrière moi et ainsi causer avec mon camarade en toute sérénité.Il est hyper content de me voir et nous entamons une longue discussion. D’abords sa détention illégale qui est à huit mois sans renouvellement au 6e mois comme le nouveau code pénal le prévoit.

Dans notre entretien, il évoque les paroles faites en public par le juge d’instruction WAZIRI Abisso qui a dit en public à la prison de Bafoussam << il a écrit contre moi en 2012 au ministère de la défense, je vais le traiter !>> Et donc après six mois de détention aucune audition, la partie plaignante n’est plus passée, la détention n’est pas renouvelée. J’ai dit –il du écrire aux instances judiciaires régionales afin que mon affaire soit enrôléeL’affaire enrôlée a aussitôt été renvoyé au 28 aout 2014, parce que les plaignants ne se sont jamais présentés. Ces plaignants sont le Chef supérieur Bagangté et le commandant de Brigade. Cité dans une affaire de vol de bétail de Mbororo le présumé coupable qu’est sa majesté a préféré utilisé de ruse et de force pour embastiller Mowha Franklin.

Ces accusés ont régulièrement été convoqués et ne se sont jamais présenté à l’instruction. C’est fort de ces éléments que son, avocat Me CHE Fabien a insisté auprès du juge Che Egnatus pour que son affaire soit retenu et tranché. Car il est inadmissible que son client Mowha traine en prison alors que les plaignants ne se sont jamais présentés au juge d’instruction.Mais le juge très posé et calme a demandé que l’on accorde une seconde chance aux plaignants nonobstant que c’est la première audience. S’ils ne sont pas la le 18 aout, il va prendre une décision et des mesures qui s’imposent.

A l’audience du 28 aout retournement et complications…
L’accusation demande au ministère de la défense de demander des dommages et intérêts. Que vient chercher le ministère dans cette affaire se demandent le détenu. Les deux avocats de Mowha Franklin Me Che Fabien et Me Nyobè Francine commis par le REDHAC vont se montrer offensifs, persuasifs et perspicaces selon les mots de Mowha Franklin lui-même. Me Nyobè accuse le tribunal de complaisance et me Nyobè d’insister pour dire que l’on ruine ainsi la vie d’un citoyen innocent.
Le juge s’est montré sensible à ces revendications. Très posé et impartial selon les propres mots du détenu, le président du tribunal Che Egnatus qui vient de bamenda s’est montré très étonné de ces incongruités.

Il a donc demandé aux avocats de Mowha Franklin de lui faire une requête aux fins d’une liberté provisoire.
S’achemine-t-on vers une liberté même provisoire de Mowha franklin ? On espère et on croise les doigts pour que ce brave défenseurs des opprimés sortent des griffes de la dictature de plomb qui dure 32 ans.

Pour le TRIBUNAL ARTICLE 53
Kuissu Gerard
Coordonnateur National

 

 

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