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Le ressortissant chinois blessé lors d’une attaque est « hors de danger en principe »

Le ressortissant chinois blessé lors d’une attaque est « hors de danger en principe » ‘

 

Le ressortissant chinois blessé lors d’une attaque la nuit de vendredi contre un camp de l’entreprise Bureau 16 Sinohydro dans l’Extrême-nord du Cameroun, actuellement évacué dans la captiale tchadienne pour des soins d’urgence, est « hors de danger en principe », a révélé à Xinhua M. Lan Ronghe, vice-directeur général de cette entreprise.

Le jeune chinois a reçu deux balles, l’une à l’épaule et l’autre au ventre, lors de cette attaque contre le camp de l’entreprise proche du parc Waza, dans la région Extrême-nord du Cameroun, selon M. Lan.

« Vendredi nuit vers 9h20 heure locale (GMT+1), Nos personnels, 52 au total y compris deux femmes, ont entendu des balles et des grenades hors de leur base de vie. Nous avons immédiatement éteint toutes les lumières et ordonné à tout personnel de se mettre à l’abri dans leurs chambres. Ayant forçé le portail, les ravisseurs ont pillé un bâtiment de logement et démarré tous les 10 véhicules garés dans le camp. Les coups de feu devenant de plus en plus intenses, on soupçonnait des échanges entre ces ravisseurs et les forces camerounaises auquelles nous avons fait part pour demander secours », a raconté le directeur de l’entreprise.

« Vers 0h30 samedi matin, tout bruit de feu calmé, nous sortons de l’abri pour le bilan. Un jeune homme a perdu la conscience, blessé par deux balles. Dix autres sont portés disparus, tous les véhicules également », selon M. Lan.

Après un simple traitement par le médecin militaire de l’armée camerounaise, l’entreprise décide d’envoyer le blessé à N’Djaména, la capitale tchadienne qui se trouve à plus de 200 km au nord du site, où l’on pourrait trouver de meilleurs soins. Aidé par les diplomates de l’ambasse de Chine au Tchad, vers 9h samedi matin, le blessé est confié aux mains des médecins chinois à l’Hopitale Amitié Chine-Tchad.

« Il a perdu beaucoup de sang. La route est mauvaise, le temps d’évacuation a pris trop de temps. Heureusement, la balle qui lui a traversé l’abdomen n’a pas touché les organes essentiels apparemment. Il a regagné sa conscience. Les médecins disent que si rien d’extrêmement anormal ne se développe dans les prochaines heures, on pourra conclure qu’il est 100% hors de danger », a expliqué M. Lan.

La filiale de Sinohydro, un des plus grands entrepreneurs dans les secteurs d’infrastructure, exécute actuellement le projet de restoration d’une route dans l’Extrême-nord du Cameroun proche de frontières avec son voision le Nigeria à l’ouest. La base de vie des personnels de l’entreprise se trouve à Waza, à une vintaigne de kilomètres à l’est des frontières avec le Nigeria.

Aucune organisation n’a revendiqué cette attaque. Les ministères camerounais de la Défense et de la Communication n’ont fait aucune déclaration sur cet incident.

« Nous avons contacté les autorités camerounaises et leur demandé de prendres les mesures efficaces pour localiser nos compatriotes et guarantir la sécurité des ressortissants chinois dans la région », a confié à Xinhua Mme Lu Qingjiang, conseiller politique de l’ambassade de Chine au Cameroun.

« Nous demandons aux autorités camerounaises de tout faire pour ne pas mettre la vie des ressortissants chinois portés disparus en danger au cas où des actions de libération seront lancées », a ajouté la diplomate chinoise.

Les personnel de l’ambassade sont dépêchés vers le terrain, à plus de 1.500 km au nord de la capitale, Yaoundé. Et une équipe d’urgence de la société mère de l’entreprise attaquée est en route pour arriver à Yaoundé dimanche, selon M. Lan.

L’Extrême-nord du Cameroun est une région marquée par une détériotation de sécurité ces dernières années.

Au mois de février 2013, une famille française, trois adultes et quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, y avait été enlevée et conduite au Nigeria pour deux mois de captivité avant d’être libérée. Novembre dernier, des ravisseurs parlant « haoussa et anglais d’origine du Nigeria » ont kidnappé un prêtre français, Georges Vandenbeusch.
Début avril cette année, dans cette même région, deux prêtres italiens et une religieuse canadienne ont été enlevées.

Boko Haram, la secte islamiste qui sévit par des actes terroristes au Nigeria, ont revendiqué certains de ces enlèvements dans des vidéos diffusés sur Internet.

Début mai, une attaque contre un poste de gendarmerie de Kousseri par un commando lourdement armé au nord du Cameroun a fait au moins deux morts. Les regards se tournent vers le groupe Boko Haram, mais le gouvernement camerounais assure qu’il s’agit d’un groupe inconnu dans l’attente des résultats de l’enquête.

 

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