LE PHENOMENE D’ENFANTS PORTES DISPARUS PREND DE L’AMPLEUR

Depuis le 08 mars 2018, pauline Atemengue, mère du petit Michel Roger Belinga, 09 ans, élève au Cm1 dans une école privée au quartier Ngousso à yaoundé n’a plus des nouvelles de son fils unique. Un cas qui vient se greffer à une longue liste de plus en plus préoccupante.« Bonne journée maman, je te garde le soir » ! Ce sont ces dernières paroles innocentes qui résonnent de façon continuelle dans les pensées de cette jeune maman déboussolée depuis 05 jours déjà !  « Mich » comme l’appelait affectueusement sa mère n’est plus rentrée de la maison depuis jeudi dernier. « Il s’est levé le petit matin autour de 06 heures. Il a pris son bain, s’est apprêté puis nous avons pris notre petit déjeuner ensemble en regardant ses dessins animés préférés. Vers 7h 10, il s’est levé, m’a tendrement embrassé puis m’a souhaité une bonne journée tout en promettant de me garder un peu de son gouter » raconte la mère éplorée.

Malheureusement, le petit Michel n’arrivera pas à l’école ce jour là. Sa destination finale ? Personne n’a à ce jour pu répondre à cette question. « C’est autour de 16h15 que je commence à m’inquiéter car, il n’était pas encore de retour. Je déicide donc d’aller le chercher à l’école qui n’est pas loin de la maison, espérant que je pouvais le croiser chemin faisant, finalement suis arrivée au sein de l’établissement sans le voir ». La mère décide alors de joindre son maitre pour se rassurer que son fils était à l’école. Grande fut sa surprise lorsque celui-ci lui dit tout de suite que ce n’était pas le cas.

Nouvelle bouleversante

Désemparée, elle éclate en sanglots et décide d’appeler son mari. Ce dernier lui conseille d’aller au commissariat pour signaler la disparition et que lui devait se rendre dans certaines stations radiophoniques de la place. Un avis de recherche est également posté sur les réseaux sociaux, des affiches ont également été placardées dans la ville mais jusqu’ici, aucune trace de ce dernier. Comme Pauline Atemengue, elles sont nombreuses ces familles qui vivent des situations similaires. Pas plus tard qu’ hier, la Radio Tièmeni Siantou, une chaine radiophonique urbaine de Yaoundé présentait dans son édition du journal de 12 h un cas de la disparition de trois élèves de la première année dans un lycée technique de Bafia.Dans des réseaux sociaux, difficile de passer deux jours sans voir un post où une famille éplorée exhorte les internautes de partager pour multiplier les chances de retrouver un enfant porté disparu. Dans des commissariats de la ville de Yaoundé on avoue que le phénomène est inquiétant. Il ne se passe plus des jours sans que les familles ne viennent déclarer la disparition de leurs petits. Au commissariat de Nkoldongo un officier de police n’ayant pas eu l’autorisation de son chef pour nous donner des chiffres exacts sur le nombre de cas enregistrés depuis le début d’année confirme tout de même : « c’est monnaie courante ici chez nous. On enregistre des cas de disparition presque chaque jour ».

Dans des stations radiophoniques,  cette thèse est également confirmée. Jean Charles Biyo’o Ela, journaliste à la Rts déclare qu’ «il suffit de suivre la lecture des communiquées qui passe après le journal de la mi-journée dans notre chaine pour trouver une réponse à votre question. Eh oui affirme-t-il le phénomène prend réellement de l’ampleur »

© Source : Le Messager : Yolande EKODO SAMBA