Le Journaliste Emmanuel Yimga a été libéré

Le directeur de publication du journal L’Ouragan indépendant a été relaxé Vendredi après-midi.

Emmanuel Yimga retrouve l’air de la liberté après cinq jours passés dans les cellules de la division régionale de la police judiciaire du Littoral, à Douala. Le journaliste a été relaxé ce vendredi 5 juin 2015 en, milieu d’après-midi. Le directeur de publication du journal L’Ouragan indépendant a bénéficié de l’intervention de Me Wangué, l’avocate commise par le Syndicat national des journalistes du Cameroun(Snjc). Jointe au téléphone par cameroon-info.net, la juriste a expliqué que notre confrère faisait l’objet d’une détention illégale. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’il avait un domicile connu et qu’il n’était  plus dès lors question de le garder. L’on apprend aussi de notre interlocutrice qu’il devait être déféré au parquet le lundi 8 juin 2015. Pour l’heure, l’on ne sait pas si les poursuites entamées contre Emmanuel Yimga vont être abandonnées. L’on pourrait le savoir après sa rencontre avec le commissaire de la division régionale de la police judiciaire du Littoral. Une rencontre qui était encore en cours à 19 heures vendredi soir.

Emmanuel Yimga a été  interpellé le 1er juin 2015 alors qu’il entamait une grève de la faim à l’entrée du lycée de New-Bell, à Douala. Il avait été emmené par les éléments du commissariat du 3èmearrondissement avant d’être confié à la police judiciaire qui avait décidé de le faire inculper pour « trouble à l’ordre public ». A travers la grève de la faim qu’il avait initiée, Emmanuel Yimga entendait protester contre la menace d’exclusion qui pesait sur son enfant scolarisé au lycée de New-Bell. Pour lui, c’était une manœuvre des dirigeants du lycée de New-Bell destinée à lui faire payer la plainte pour corruption qu’il venait de déposer contre eux et leur proviseur. Yimga accusait les responsables de cet établissement s’enrichir sur le dos des parents d’élèves. Il trouvait les frais de scolarité (33 000 francs Cfa par élève) exorbitants et soutenait que ces sommes finissaient dans les poches du proviseur et de supposés complices.