Le général Ndjonkep à la tête de la 3ème Région militaire interarmées

En l’installant mercredi à Garoua, au nom du chef de l’Etat, le Mindef a demandé au nouveau commandant d’accentuer la pression pour mettre la région à l’abri de la secte nigériane Boko Haram

Nommé le 13 août 2015 par un décret présidentiel au poste de commandant de la 3e Région militaire interarmées (RMIA), le général de brigade Frédéric Ndjonkep Meyomhy a pris ses fonctions mercredi, 16 septembre 2015, à Garoua, chef-lieu de la région du Nord. C’était au cours d’une cérémonie présidée à la place des fêtes de la ville, au nom du chef de l’Etat, par le ministre de la Défense (Mindef), Edgard Alain Mebe Ngo’o.

Dans son discours de circonstance, le Mindef a demandé au général de brigade, qui était avant sa nomination colonel et commandant par intérim de la 3e RMIA, «d’accentuer la pression sécuritaire pour éradiquer toute velléité de manifestation du groupe Boko Haram et de lutter énergiquement contre les menaces spécifiques que sont les trafics d’armes, de munitions et de stupéfiants qui prospèrent à partir de pays voisins, l’orpaillage clandestin et le braconnage transfrontalier dans nos aires protégées».

 

Le ministre a également demandé à Frédéric Ndjonkep Meyomhy de considérer comme un «impératif catégorique» l’efficacité dont il doit faire preuve dans la lutte contre ces menaces sécuritaires, une«efficacité dont dépendra la suite de sa carrière». Pour y parvenir, le Mindef a indiqué au général de brigade la feuille de route à mettre en œuvre: créer les conditions d’une franche et totale collaboration avec toutes les autorités. En outre, au moment où le groupe Boko Haram, affaibli, a basculé dans le mode terroriste fait d’attentats-kamikazes, le commandant de la 3e RMIA doit savoir susciter la pleine coopération des populations en maintenant avec celles-ci une atmosphère de confiance et de convivialité.

Pour ce faire, il faut, a recommandé Edgard Alain Mebe Ngo’o, veiller au respect de la discipline dans les rangs, gage de rectitude et d’efficacité dans l’exécution. Ensuite, responsabiliser les chefs militaires qui doivent être proches de leurs hommes et savoir ce qui se passe au sein de la troupe. Le commandant doit aussi respecter tous les droits des soldats, en particulier dans l’attribution des primes d’alimentation qui sont de 2 000 F, et de la prime de guerre qui est de 30 000 F.