le CICC veut professionnaliser les organisations de producteurs de cacao-café

le CICC veut professionnaliser les organisations de producteurs de cacao-café

 

Annoncé le 7 août 2015 dans la localité d’Ayos, qui a abrité le lancement officiel de la campagne cacaoyère 2015-2016, le processus de professionnalisation des organisations de producteurs de cacao-café au Cameroun a été lancé le 11 août dernier. En effet, ce jour-là dans la capitale économique camerounaise, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) a procédé à la signature de conventions-cadre avec quatre organisations de producteurs, «aux fins de leur mutation en entités économiquement viables».

Ces quatre coopératives (Cacao+ d’Ayos, Socoopapal, Camagrob et Socoopanyk), a-t-on appris, ont été retenues (une quinzaine de coopératives intégrera le programme au cours de cette campagne) sur la base de leur niveau actuel de structuration et d’organisation, jugé relativement intéressant par l’interprofession. Elles regroupent environ 6000 producteurs et ont enregistré une production cumulée de plus de 6125 tonnes de cacao au cours de la dernière campagne.

Selon Omer Gatien Malédy, le secrétaire exécutif du CICC (photo), le processus lancé le 11 août dernier à Douala consiste à accompagner ces coopératives, à travers l’implémentation, en leur sein, de toute la batterie de programmes structurants rôdés par le CICC depuis 3 ans maintenant.

Il s’agit notamment du programme intitulé «Bonnes pratiques», qui vise à améliorer la qualité de la production et abouti à la certification ; de New Generation, dont l’objectif est d’insérer les jeunes dans les filières cacao-café ; de Purc-café, qui vise à rajeunir le verger café ; de l’appui à l’organisation de la commercialisation (AOC), de la facilitation de l’accès aux financements grâce au Fonds de garantie mis en place par le CICC, de la promotion de la transformation grâce au programme Transfol ; et de la promotion du label Cameroun à travers Festicacao et Festicoffee.

Cependant, précise-t-on au CICC, cette palette d’activités ne sera pas déroulée tout d’un coup, mais sera dosée en fonction des différents niveaux d’organisation et des capacités d’appropriation des coopératives bénéficiaires. Les conventions signées entre le CICC et les coopératives à professionnaliser sont assorties d’un cahier de charges bien précis et d’un mécanisme de suivi-évaluation, a précisé M. Lema, le directeur des opérations du CICC.

b146a80f90ba1837e23d458b039f1080_L