le Centre international de l’artisanat de Yaoundé ouvrira ses portes avant fin 2015

Construit en plein cœur de Yaoundé, la capitale du Cameroun, le bâtiment connait ses dernières retouches. Il abritera dès l’année prochaine des artisans camerounais et leurs oeuvres.

L’inauguration du Centre international de l’artisanat de Yaoundé est imminente. C’est le fruit d’un partenariat entre le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpessa), et de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). « Nous l’avons construit en partenariat, et c’est le seul partenariat que nous avons jusqu’à l’heure avec la Communauté urbaine de Yaoundé. Elle apporte du sien dans la construction de l’ouvrage. Sur un investissement de près de 1,5 milliards de F CFA, la Cuy a contribué à hauteur de près de 300 millions de F et le ministère pour 1,2 milliards de F », a déclaré le Minpessa, Laurent Serge Etoundi Ngoa, dans une interview accordée à Cameroon Tribune, édition du 15 juin 2015.

Cet espace constitué de deux composantes latérales sera le reflet de l’artisanat camerounais aux yeux du monde. Le choix des artisans se fera par sélection. Des comités de sélection constitués des spécialistes de l’art de renom, des universitaires spécialisés dans les arts plastiques, des juristes seront affectés à cette tâche. « Ce sont ces experts qui ont constité les divers jurys qui ont sélectionné, tant au niveau national qu’international, les artisans qui assistent souvent au Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), ainsi que des artisans que nous envoyons souvent au Burkina Faso, lors du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ou encore à la grande exposition d’art d’Alger », indique Etoundi Ngoa qui promet d’être objectif dans la logique du perfectionnement des artisans.

Dès la fin de l’année, les nombreux touristes en séjour à Yaoundé pourront désormais avoir un lieu indiqué pour acquérir des objets d’art. « Nous sommes en train d’installer une gallerie d’art virtuelle. Elle servira à faire du commerce électronique, ce qui signifie qu’un achéteur basé à New-York pourra avoir accès à l’œuvre exposée au village artisanal et aura même la possibilité de demander qu’elle soit modifiée », indique le Minpessa.

Cette galerie aura l’avantage de permettre aux artisans de vendre au prix du marché et non plus de se faire rouler par les intermédiaires entre eux et les potentiels clients. L’on annonce également que des boutiques seront construites qui mises à la disposition des artisans qui devront débourser une modique somme pour leur permettre d’assurer la promotion de leurs œuvres.