Le Cameroun veut se doter d’une 2ème raffinerie de pétrole dans la ville de Kribi

Après la Société nationale de raffinage (Sonara) construite après les indépendances dans la ville de Limbé, région du Sud-Ouest du Cameroun, le gouvernement camerounais ambitionne de se doter d’une seconde raffinerie de pétrole moderne, qui devrait être construite dans la ville de Kribi, dans la région du Sud, apprend-on de bonnes sources.

C’est dans cette optique que la société russe Rusgazengineering Group, basée à Moscou, vient d’être retenue comme entreprise pré-qualifiée, pour le financement et la réalisation des études de préfaisabilité de ce projet qui est envisagé au moment où la Sonara est engagée dans un vaste programme de modernisation de ses équipements, pour un investissement global d’environ 400 milliards de francs Cfa.

Avec ce projet de construction d’une raffinerie de pétrole à Kribi, cette ville se positionne davantage comme le futur pôle stratégique de l’activité économique au Cameroun. En effet, cette cité balnéaire abrite déjà un port en eau profonde, dont la mise en service est attendue cette année.

Cette infrastructure portuaire, qui catalysera la construction d’une ligne de chemin de fer de 510 km permettant d’évacuer les minerais de la région de l’Est du Cameroun, sera dotée de terminaux minéralier, hydrocarbures, à conteneurs et polyvalent. Selon les experts, le port en eau profonde de Kribi est crédité du meilleur tirant d’eau sur toute la côte ouest-africaine.

La ville de Kribi devrait également être desservie par une autoroute de 120 km, au départ d’Edéa, de même qu’il y sera construite une usine de liquéfaction de gaz naturel, projet piloté par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et la société française Engie, anciennement connue sous l’appellation de GDF Suez.

En attendant la concrétisation de tous ces projets, la ville de Kribi, qui dispose d’un important potentiel touristique balnéaire, héberge déjà la première centrale à gaz du pays d’une capacité de 216 MW (en cours d’extension à 330 MW) construite par KPDC, ainsi que le terminal de Komé, point de chute de tout le pétrole tchadien qui coule dans le pipeline Tchad-Cameroun.