La douane et la marine camerounaises stoppent l’exportation frauduleuse d’une cargaison de 1000 sacs de riz

Les équipes de la douane et de la marine camerounaises ont arraisonné, le 8 septembre 2015 dans la région du Sud-Ouest du pays, cinq embarcations contenant une cargaison totale de 1000 sacs de riz, destinés à l’exportation vers des pays voisins. Les occupants des embarcations, a-t-on appris, n’étaient en possession d’aucun document administratif justifiant l’exportation de ce riz.

Ce coup de filet est l’un des tout premiers résultats du partenariat scellé entre la douane et la marine camerounaises, afin de sécuriser l’espace commercial du pays. Cette collaboration vise à réduire considérablement la fraude et la contrebande, dont le principal point de départ est la côte maritime camerounaise.

Pour rappel, depuis 2008, l’importation du riz au Cameroun est défiscalisée. Une brèche dans laquelle se sont engouffrés certains importateurs véreux, qui réexportent frauduleusement les cargaisons officiellement destinées au marché camerounais vers le Nigéria (avec la complicité d’importateurs nigérians), pays voisin où les prix sont plus rémunérateurs, à cause de la décision prise par le gouvernement fédéral de taxer le riz importé à 110%, dans l’optique de booster la production locale.

En 2014, par exemple, un rapport de la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN), le regroupement des opérateurs de la place portuaire, révélait qu’«environ 600 000 tonnes de riz ont été redirigées vers les ports de pays voisins comme le Bénin, le Cameroun, le Ghana et le Togo, à cause de cette taxe».Ces cargaisons, soulignait le rapport, étaient ensuite réimportées au Nigéria au moyen de la contrebande.