LA DIASPORA CAMEROUNAISE DITE PROGRESSISTE FAIT PARTIE DES FORCES QUI FONT OBSTACLE AU CHANGEMENT AU CAMEROUN

LA DIASPORA CAMEROUNAISE DITE PROGRESSISTE FAIT PARTIE DES FORCES QUI FONT OBSTACLE AU CHANGEMENT AU CAMEROUN

Dans un pays comme le Cameroun où un régime incarné par un seul homme depuis plus de trente ans a chamboulé, perverti et permis la perversion de tous les secteurs vitaux de la société, les souffrances atroces que traverse l’immense majorité de la population parfois entraînent chez ces victimes une vue limitée des forces qui conservent leur pays dans un immobilisme prolongé.

Il est certain que d’aucuns seulement en jetant un coup d’œil à ce titre vont être un peu perdus. Je ne lave ni le système politique en place de ses crimes et responsabilités, ni les leaders de l’opposition ni l’ancienne puissance colonisatrice, la France, ni le peuple lui-même.

L’absence du changement politique ou d’alternance au Cameroun n’est pas imputable seulement au régime en place. C’est une erreur traditionnelle que les gens commettent depuis quelques décennies, et il convient de la rectifier pour extirper le peuple d’Um Nyobé de cette situation et explorer d’autres voies qui l’aident à mettre fin à cet enfer qu’est devenu leur pays.

La situation du Cameroun jour après jour se détériore, se corse et devient plus complexe en prenant parfois les allures de l’inextricable ; un dédaléen qui pourtant devra trouver de solutions adéquates dans l’ingéniosité, le patriotisme, la fraternité et le courage de ses filles et fils où qu’ils se trouvent.

Si le système politique de Paul Biya et ceux qui le servent (Forces de répression, députés et auxiliaires de l’Etat) constituent la grande gangrène qui pourrit le pays et fait obstacle au changement, il n’en demeure pas moins que les maladresses et l’absence du patriotisme chez les leaders de l’opposition politique en maintes occasions y sont pour beaucoup.

Le Cameroun en quête du changement voit venir et passer les jours qui se font davantage stériles, tout simplement parce qu’il a une opposition politique irresponsable. Celle-ci n’a jamais compris que la réussite du changement= Force contraire bien dosée opposée à la Force nuisible aux intérêts poursuivis.

Et dans cet élan de Changer, une bonne étude de la Force à combattre s’avère nécessaire. Cette force nuisible ne peut être dégagée si l’on se montre incapable d’opposer des actions égales, et plus souvent supérieures à celles que génère la Force qui nuit aux intérêts communs.

C’est ce que l’opposition camerounaise n’a pas compris et pu faire en 30 ans, et aussi longtemps qu’elle ne change pas de manière d’opérer, ceux qui en attendent un miracle resteront comme elle des naïfs et complices indirects des bourreaux du peuple devant l’Histoire. Cette vieille opposition devra capituler.

J’aime bien parfois saupoudrer mes écrits et paroles des bouts d’histoires vécues ou apprises, et en voici dont je parle pour l’avoir vécue.

Comme des gens bien avisés et visionnaires, les leaders du Parlement Estudiantin d’alors proposaient aux partis de l’opposition regroupés autour de l’Union pour le Changement l’adoption et l’exercice de la violence comme bras protecteur des démarches pacifiques et d’éventuelles négociations avec le régime sibyllin de Biya, mais ceux-ci rejetèrent cela avec force. Plus de 20 ans après, il se dit et se confirme que c’est la voie qui reste pour un vrai changement au Cameroun.

Je peux dire –en prenant le risque de m’attirer les foudres de quelques esprits grincheux rebelles au débat contradictoire –que la diaspora politique camerounaise organisée parfois dite progressiste est un obstacle considérable au changement tant attendu au Cameroun. Sur sa base et son mode de fonctionnement actuels, cette diaspora est dangereuse. Je ne parle pas en vain. Je pèse mes mots.

La situation de descente aux ténèbres du Cameroun sans manifestation formelle précise et décisive quelque part d’un quelconque rayon lumineux, commande dorénavant aux Camerounais sincères de se dépêtrer de leurs émotions et de leurs passions aveugles pour ensemble porter les grands défis infinis qui s’imposent au pays.

Cette situation exige aux uns et aux autres de se dépouiller de la soif immodérée d’être des « Chefs » (et parfois même sans sujets), exige de se vider de sa petite arrogance du port des privilèges, de s’en vider d’appartenir à une certaine classe sociale, religieuse, régionale ou tribale, pour ensemble arriver à entamer et achever des actions qui sauvent ce pays.

Il est révoltant, navrant et très préoccupant de constater que des gens qui se donnent des couteaux dans les dos, qui sont incapables d’être tolérants et compréhensifs même au niveau de la plus petite cellule sociale, incapables de se tolérer, de se respecter, de s’entendre même sur l’essentiel, que ces gens-là courent à gauche et à droite et ébruitent qu’ils travaillent à libérer leur pays.

Non, c’est du mensonge, c’est de l’escroquerie. Chacun d’eux veut être « Chef », et par tous les moyens ; être Chef infiniment dans sa structure comme nos leaders de l’opposition, comme Paul Biya. Ah Cameroun !

Cette diaspora progressiste camerounaise qui fait du tapage comporte quelques têtes sérieuses, mais beaucoup de traumatisées et grands abuseurs agresseurs cachés qui de loin se défoulent en pompant espoirs et rêves inutiles et futiles dans la tête d’un peuple en quête des vrais hommes.

Approchez certains des groupes qui forment cette diaspora agitée et aigrie et jetez l’œil sur la vie privée et publique de leurs responsables ! Vous saurez bien de quoi je parle.

Demandez-leur d’être sérieux dans ce qu’ils font, suggérez-leur de fusionner et d’adopter un plan commun assez clair de travail sur le terrain au pays, et ils vous « tueront » de leurs balbutiements et histoires féeriques.

C’est que chacun veut être « Chef », chef par tous les moyens. Mais sur le chemin de la poursuite de la gloire et de l’héroïsme, ils oublient presque tous combien cher ils coutent les habits du héros. Chers messieurs, pour y arriver, l’on se dépouille d’abord de tous ses habits d’intérêts personnels, se chausse des souliers de sacrifices, saisit et brandit la torche des intérêts communs et se met en chemin.

Mais tel que je vois les leaders de ces groupes diasporiques camerounais se comporter, je me dis, ‘Ah quelle pauvreté d’esprit ! serai-je jamais avec eux ? Ont-ils appris l’histoire des Um, Nkrumah, Ouandié, Lumumba … ? » Dépassement nul. Ah les pauvres !

J’ai eu la chance d’avoir des parents austères et sincères qui m’ont souvent répété ceci : « Si ce n’est pas ce qu’il faut et ce que tu veux, retire-toi. Tu dois apprendre à ne pas perdre du temps. » Et j’ai vraiment horreur de faire partie des gens qui font semblant ou consciemment ou inconsciemment accompagnent des vicieux dans leurs sales tâches.

L’on assiste ici et là dans la diaspora camerounaise de l’occident à des gesticulations, à de l’exhibitionnisme et à d’éternels échanges insipides ou fétides et stériles dans les medium, que d’aucuns par couardise, par mégalomanie ou par traîtrise vont jusqu’à nommer « Combat libérateur ».

Non, il faut mettre fin à ces habitudes qui s’apparentent plutôt à de l’endormissement du peuple et à de la lubrification en même temps de la machine infernale du système politique en place qui le triture à gré.

L’information et la sensibilisation des masses sont nécessaires dans tout bon processus de libération, certes. Mais voyons ! Il appert à nos jours que le Cameroun diasporique politique les prend pour des Actions concrètes libératrices qui doivent avoir cours au Cameroun et non ailleurs.

Ce n’est pas de Washington, de New Dehli, de pékin, de Paris, de Madrid, de Londres ou de Moscou… que la rue burkinabè a chassé le Cannibale qui a assassiné Thomas Sankara et a sévi et occis pendant 27 ans. Ce n’est pas à travers l’Internet, les réunions et communiqués qu’il a été contraint à la fuite.

Pour arriver à un véritable changement au Cameroun le peuple camerounais qui a été trahi par les opposants, doit se détacher de la vieille opposition politique fatiguée et improductive, pour suivre de nouveaux leaders politiques qui par leurs discours sont prêts pour des actions adéquates face à la Force que lui impose le système en place pour se conserver et régner.

Et à moins que la diaspora politique ou progressiste camerounaise opère une révolution quantitative et qualitative en son sein, le peuple camerounais devrait la recouvrir des défroques de traîtrise et d’inaptitude et l’ignorer complètement.

En dépit des moments assez difficiles que traverse ce bout de terre d’Um Nyobé qu’est le Cameroun, il n’y a pas lieu de se laisser au désespoir car, le pays est porteur d’une immense ressource humaine inépuisable et demeure un pays bien loti en ressources naturelles.

Il n’y a aucune forme d’oppression au monde qu’un peuple uni et convaincu n’écrase. Le cas de la France qui croit et voit que le Cameroun et d’autres pays francophones sont son gâteau personnel sera réglé quand le peuple camerounais se battra pour se donner des leaders patriotes.

 

camernews-Leon-Tuam

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