« La critique n’a vraiment pas été à la hauteur de mes espérances » Félix Mbetbo, auteur de la République du piment

C’est la lecture qu’a fait Felix Mbetbo de son livre « La république du piment», qu’il a présenté jeudi, le 12 octobre 2017 au cours d’une soirée dédicace organisé dans les locaux de l’institut français du Cameroun.

C’était vraiment la rencontre à ne pas manquer. Amis, famille, écrivains, passionnés de lecture et hommes de média ont répondu présent à la dédicace du livre « La république du piment» à l’institut français du Cameroun. Un ouvrage, il faut le dire depuis sa sortie le 8 mars 2017, n’a cessé de susciter mille et une interrogations dans l’esprit de ceux qui ne se sont arrêtés qu’au simple titre, pourtant il y’a bien plus et hier Félix Mbetbo a apporté les réponses à toutes ces interrogations.

La critique a été signée par Eric Bitang, philosophe et ami de l’auteur qui a été sans complaisant dans l’analyse de l’ouvrage. Plusieurs manquements à son goût ont plombé la qualité de ce livre au regard du talent de l’auteur. En s’interrogeant sur la nécessité de faire un livre qui parle de piment, quand on sait bien très bien à quoi cela renvoie dans l’imaginaire populaire, le philosophe nuance un peu ses propos. Pas forcément nécessaire vu la place qu’il occupe au sein de la société. Très normal puisque un écrivain doit écrire sur tout, parfois sur rien.

A la suite des réserves émises par Eric Bitang sur le livre, Félix Mbetbo regrette le fait qu’il aurait aimé être confronté à d’autres analyses comme celles d’Eric Bitang. Tout en soulignant que « depuis la sortie du livre, la critique n’a vraiment pas été à la hauteur de mes espérances, à dire que nous vivons dans une société guidée par la pensée unique ? S’interroge l’auteur. Pourquoi lire l’ouvrage « La république du piment» ?  A cette question l’auteur à égrener un chapelet de raisons, parmi lesquelles nous avons choisi deux : d’abord pour le bien de la lecture et ensuite comprendre pourquoi le mot piment est devenu au fil du temps un centre d’intérêt pour notre société.