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La bagarre pour conclure une finale

La bagarre pour conclure une finale

La finale des barrages s’est achevée par des violences, alors qu’As Menoua menait Renaissance sur le score de deux buts à un.

Des cailloux et autres projectiles qui voltigent dans les airs et atterrissent sur des têtes ou juste à côté, pour ceux qui ont eu la chance de voir venir et d’esquiver. Des chaises brisées sur les escaliers du stade, et empoignées comme arme de défense par des supporters qui s’empressent d’entrer sur l’aire de jeu à la poursuite des joueurs, ou du public adversaire. Des supporters de deux équipes qui s’empoignent et s’échangent des coups de poings dans les vestiaires. La violence s’est exprimée avec virulence dimanche 1er novembre 2015, au stade municipal de Bafoussam.

C’était lors de la confrontation entre As Menoua de Dschang, et Renaissance de Foumban. Un match de football comptant pour le finale du tournoi des barrages de l’Ouest, devant à bout, déterminer le champion de cette région. La rencontre est rendue à la 90e minute et As Menoua mène par deux buts à un. Jouant du chrono ou étant réellement blessé, le gardien de As de Menoua s’écroule et reçoit des soins au sol pendant près de quatre minutes. Dès qu’il se relève, le quatrième arbitre pointe quatre minutes de temps additionnel. Les supporters de Renaissance de Foumban contestent en sollicitant une dizaine de minutes en plus. D’après eux, le temps additionnel est inadéquat. Ce qui ne laisse pas suffisamment de temps à leur équipe de revenir à la marque. Ce match, était une reprogrammation, après le renvoi de dimanche dernier. La pénombre avait eu raison de l’engagement des deux équipes qui étaient à égalité sur le score de trois buts partout.

De la contestation verbale, on évolue vers le côté physique. Les grilles sont déchirées, et des supporters commencent à descendre sur l’aire de jeu. Les premiers, courent après le gardien d’As de la Menoua, avec des cailloux en main. Il sera protégé par les forces de l’ordre, tout comme son équipe, recroquevillée dans ses vestiaires, et gardé par des policiers. Les officiels du match sont aussi protégés de la colère des supporters qui de plus en plus, quittent les tribunes et envahissent l’aire de jeu avec colère. Ahuris par ce spectacle, le secrétaire général de la région de l’Ouest Simon Emile Mooh venu présider cette finale, sera vite protégé par les forces de maintien de l’ordre. Il sera rapidement exfiltré du stade, tout comme le préfet de la Mifi, le vice-président de la ligue régionale de football de l’Ouest François Kouendem, et toute la suite officielle.

Dépassés par la spontanéité de la réaction des supporters, les policiers se cantonnent à protéger les joueurs des deux équipes. Il faut utiliser les talkieswalkies, pour solliciter l’arrivée des renforts avec l’équipement de défense, composée de gaz lacrymogènes et autres. Ils arrivent après une trentaine de minutes de violences. A ce moment, la police se déploie vers les vestiaires, et pousse tous les supporters hors du stade. Quelques-uns résistent. Ils seront arrêtés et conduits vers le stade. A ce moment, les joueurs de Renaissance de Foumban se lèvent, pour défendre leurs supporters arrêtés. Des échanges houleux entre ces derniers et les forces de maintien de l’ordre s’en suivent alors. La police reçoit l’ordre d’éviter toute forme de violence.

C’est ainsi qu’ils laissent sortir les joueurs de Renaissance et leurs supporters arrêtés. Dame pluie, qui avait arrosé le stade au début du match, revient à cet instant, et pousse les derniers résistants à courir se trouver un refuge hors du stade. Sur place, c’est le désastre. L’aire de jeu est pleine de cailloux et des projectiles balancés depuis les tribunes.

 

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