Kamikazes : L’impossible guerre

Les terroristes du monde entier passent à l’étape supérieure de leur combat : les attentats suicides. Avant, ils essayaient de faire un coup, de s’enfuir à toutes jambes ou de se cacher. Aujourd’hui, ils ne se préoccupent plus de leur vie. Ils s’en moquent même. Sacrifice suprême, expliquent leurs commanditaires. Les promesses faites à ces candidats au suicide doivent être particulièrement alléchantes.

Bon sang ! Que peut-on promettre de si important pour que quelqu’un y laisse sa propre vie sourire aux lèvres ? On nous dit que pour les jeunes garçons on leur promet une cargaison de vierges à dépuceler dans l’audelà. Sous le regard du bon Dieu ou d’Allah ? C’est du boulot et on peut être sûr que cela ne se passe pas sans grincements de dents. Mais que promet-on aux jeunes filles kamikazes ?

On a du mal à savoir. Peut-être d’aller au ciel directement pour faire équipe avec la Vierge Marie. Peut-être tout simplement des poupées gonflables, des friandises. Peut-être leur dit-on que c’est un jeu, que la bombe qui explose c’est comme les pétards avec lesquels on s’amuse lors des fêtes. Vous trouvez l’argument peu convaincant et pourtant ce n’est pas impossible qu’on serve cela à ces enfants. La fille qui s’est fait exploser à Fotokol l’autre jour, avait 14 ans. 14 ans l’âge de la puberté. On s’éveille à la vie. On n’est pas encore très mûr, on est donc facile à manipuler, à tromper. Si on pouvait recueillir dans l’au-delà les sentiments des jeunes kamikazes, il y aurait sans doute dans leurs déclarations cette phrase en signe de regrets : si j’avais su. C’est une phrase qui vient malheureusement souvent tard. Trop tard. Quand il n’y a plus rien à faire. La récente explosion d’un avion de ligne dans le Sinaï égyptien est peut-être l’oeuvre d’un kamikaze. Un peu comme les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center. Des gens choisissent délibérément de mourir.

En tuant d’autres qui ne leur ont rien fait. D’autres dont la seule faute est de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Que peuton contre les kamikazes ? Pas grand-chose en réalité. Bien sûr on peut infiltrer les réseaux terroristes, arrêter avant ceux qui planifient les attentats mais souvent un individu seul peut décider de frapper. Au nom d’on ne sait quel idéal. Il garde le silence jusqu’à ce qu’il passe à l’acte. Tout le monde peut avoir un moment de détresse, des minutes de folie. Tout le monde est donc suspect y compris ceux qui sont chargés de surveiller, de traquer d’éventuels terroristes. Chacun peut penser un jour ou l’autre qu’il y a tellement d’injustices sur terre que seul cet acte désespéré doit être la réponse. Jan Pallach, jeune Tchèque s’est immolé par le feu il y a presque 40 ans. C’était sa manière de protester contre la main-mise soviétique sur son pays. Un jeune Tunisien a fait pareil et cela a dégénéré, provoquant la chute du satrape tunisien Ben Ali.

Les kamikazes d’aujourd’hui sont un cauchemar, c’est cela leur idéal. Ils attaquent, frappent aveuglément des innocents. Même la pourtant très puissante armée israélienne peine à contrer ces gens-là. Ils attaquent au couteau, avec les pierres, à mains nues. On ne peut que réagir après coup. Quand il est trop tard parfois. Chez nous, il y a des fouilles, des contrôles mais tout cela ne nous garantit pas la sécurité. Parce qu’on ne peut pas contrôler tout le monde, on ne peut pas contrôler partout, on ne peut pas tout prévoir. Les kamikazes fragilisent tous les systèmes de sécurité. Que peuton contre ces gens-là ? Peu, très peu. Même les pays développés sont vulnérables, même la super puissance américaine est prise en défaut. Malgré les missiles, les avions renifleurs, l’informatique de pointe, la surveillance électronique. Il nous reste à dire simplement : que Dieu nous protège.