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Julian Bahell : « Il faut toujours apprendre ce que l’on veut faire »

Julian Bahell : « Il faut toujours apprendre ce que l’on veut faire »

Il est revenu vers les siens pour une onction digne de chez nous ; JULIAN BAHELL, venu de Paris défendre son projet musical « Extase », n’est alors pas moins fier de son séjour au Cameroun, tant il en a profité pour une petite tourné médias. Multicasquettes, c’est un jeune metteur en scène, acteur, chorégraphe et artiste musicien qu’il nous a été donné d’entretenir…

Bonjour Julian Bahel, c’est un plaisir de te recevoir sur culturebene.com

Le plaisir est partagé et c’est pour moi une aubaine que d’être lu chez vous, merci encore.

On t’a plus connu comme jeune danseur, puis plus rien ; tu as dû quitter le pays pour tes études… Mais aujourd’hui tu nous reviens avec la casquette d’artiste. Racontes-nous cette mutation ?

Oui, on va dire que je ne suis pas vraiment de retour mais de passage au pays, histoire de prendre quelque bénédiction relativement à ma carrière d’artiste que j’amorce. Là je suis en train de préparer le public à la sortie de mon EP (extending player) dont je défends actuellement le tout premier single « Extase ». Le clip est disponible depuis le 21 juin dernier …

Parle-nous déjà de ce single, notamment sa conception…

Disons que ça a été un déclic parce que le beat m’a été proposé et j’ai tout de suite accroché. Cette chanson est une espèce de fusion RnB-slow jam, je l’ai écrite pour la B.O. d’un film en 2010 qui malheureusement n’a plus été exploitée. Elle a un parfum d’attirance, de tendresse, de sensualité entre deux personnes. Bref, nous y sommes en pleine situation précédant l’acte…

Comment appréhendais-tu ta venue au Cameroun, pour défendre ce projet ?

Sincèrement dans ma tête je me suis dit qu’il y a de la place pour tout le monde ; malgré la prédominance des rythmes afrobeat et autres, je savais que ce n’était pas gagné d’avance, mais que le projet est très bon et qu’il a toutes ses chances aussi. Voyez-vous, on constate beaucoup de similitudes –ce n’est pas pour dénigrer ce que mes frères font (encore qu’ils le font bien pour la plupart-, mais je me suis dit qu’un peu de différence ne ferait que du bien à notre musique aussi. Donc je sais que ce genre de musique a son public au Cameroun.

A la première écoute, on se délecte illico d’un talent fou, beaucoup ont du mal à concevoir que c’est l’œuvre d’un jeune de ton âge, alors on va parler de toi… Qui se cache derrière JULIAN BAHELL ?

Je suis un camerounais à la vingtaine, je suis né et j’ai grandi ici ; c’est juste qu’à un moment j’ai dû me rendre en France pour mes études et je me suis spécialisé dans les métiers de la scène (dans une école professionnelle pluridisciplinaire), que ce soit sur la scène comme en dehors de celle-ci. Sinon, j’ai commencé tout jeune par la danse avec des « battle » aux côtés de mon crew à l’âge de 15 ans. Ça n’a pas été facile car mon principal obstacle était la famille ; il a fallu convaincre mes parents que c’est ma voie, alors le deal était que je réussisse à l’école. Aujourd’hui j’ai mes diplômes universitaires et là je peux enfin vivre ma passion. Voilà pourquoi je ne suis pas moins fier du choix de mes études car il est important d’apprendre ce que l’on veut faire. La démarche est plus professionnelle et vous vous en sortez mieux.

Avec les multiples casquettes que tu enfiles (metteur en scène, acteur, chorégraphe, auteur-compositeur chanteur), penses-tu avoir suffisamment de matière et d’énergie pour gérer tout ça ?

De la matière j’en ai, de la motivation aussi ; pour ce qui est du reste, j’ai toute une équipe derrière-moi qui se charge du côté « gestion » de ma carrière et c’est plus organisé. Je suis très actif sur les réseaux sociaux notamment facebook, instagram, youtube, twitter, mais vous pouvez aussi joindre mon équipe au Cameroun via le 694 90 85 84 ou le 674 29 23 59.

 

 

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