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Jules Nyongha, candidat à la présidence de la Fécafoot, dénonce ce qu’il présente comme les scandales et dérives managériales du Comité de normalisation

Jules Nyongha, candidat à la présidence de la Fécafoot, dénonce ce qu’il présente comme les scandales et dérives managériales du Comité de normalisation

« L’actualité fédérale récente qui a consisté en la «répartition/distribution» des retombées de la participation du Cameroun à la dernière édition de la coupe du monde (BRAZIL 2014) sera certainement classée dans le volumineux registre des scandales et dérives managériales auxquels nous avons droit depuis deux ans. »

Avant de remettre le pouvoir en principe le 28 septembre 2015 au prochain président élu de la Fédération camerounaise de football, Joseph Owona, le président du Comité de normalisation de la Fécafoot a fait consommer en termes de primes et d’investissements, plus de deux milliards de FCFA, qui sont les retombées de la participation du Cameroun à la phase finale de la Coupe du monde de football masculin Brésil 2014. Cette initiative de Joseph Owona et ses pairs du Comité de normalisation a fait sortir de ses gonds,  Jules Frédéric Nyongha, l’ancien entraîneur national sélectionneur des Lions indomptables et aujourd’hui candidat à la succession de Iya Mohammed à la tête de la Fécafoot. Ci-dessous, un texte au vitriol dans lequel Jules Nyongha dénonce sans ambages, ce qu’il présente comme les scandales et dérives managériales de Joseph Owona.

Adeline ATANGANA, Cameroon-Info.Net


COUP DE GUEULE…

Jules F. Nyongha
Photo: (c) JF Nyongha

L’actualité fédérale récente qui a consisté en la «répartition/distribution» des retombées de la participation du Cameroun à la dernière édition de la coupe du monde (BRAZIL 2014) sera certainement classée dans le volumineux registre des scandales et dérives managériales auxquels nous avons droit depuis deux ans.

Initialement installé aux fins de mener des missions précises (la relecture des textes, la gestion des affaires courantes et l’organisation d’élections transparentes), le comité de normalisation aura au regard de beaucoup d’observateurs contribué de manière évidente (et peut être volontaire) à détruire ce qu’il restait de l’organisation du football camerounais. Rappelons à toutes fins utiles qu’il aura coûté à la fédération pas moins de 600 millions de nos francs rien qu’en salaires sur deux ans, si on s’en tient à certaines indiscrétions… Comment expliquer de manière logique, alors que nous sommes rendus à deux mois du terme de la mission de ce comité, que la priorité soit donnée à une opération de « partage » d’argent, alors que d’épineux problèmes directement liés à la mission assignée initialement sont loin d’avoir trouvé une solution.

Tout se passe comme si nous assistions à un festin de charognards autour de la dépouille putride d’une bête, notre fédération de football. Il faut, à coup de millions de francs, donner une illusion de transparence, démontrer qu’on pense à l’avenir. Nous avons battu les records de la FECAFOOT vaudou… Et il n’est certainement pas donné à tout le monde de surclasser le…vaudou.

Cette opération de charme est un exercice malheureusement vain, parce que comme le dit si bien l’adage populaire, on peut tromper une partie du peuple quelque temps, on ne peut tromper le peuple tout le temps. Le démon de la gabegie semble malheureusement inscrit dans les gènes de certains personnalités de notre pays, qui toute honte bue, perpétuent des pratiques en totale contradiction de l’esprit de construction qui devait nous animer tous. Il serait intéressant de regarder de près cette autre opération de distraction de fonds à ciel ouvert organisée par le normalisateur en chef et ses fidèles lieutenants qui, tous, espérons le, devront un jour ou l’autre, répondre de leur crime devant une juridiction de ce pays.

Il nous est expliqué que 1 milliard 825 millions de francs ont été affectés aux infrastructures:

a- 1 milliard 200 millions pour la construction d’aires de jeu en pelouse synthétique… soit la rondelette somme de 300 millions par aire de jeu. Un exploit quand on sait, PREUVE A L’APPUI qu’il faut à ce jour 100 millions de nos francs par aire de jeu pour mener une telle opération (achat de la pelouse, transport et douane, pose et formation de techniciens pour l’entretien). Cherchez l’erreur…

b- 65 millions de FCFA en vue du financement des travaux de construction de l’immeuble siège de la Ligue régionale de football du Littoral et 50 millions de FCFA au financement des travaux de construction de l’immeuble siège de la Ligue régionale de football du Sud. Sur quelle base ces financements sont-ils octroyés, quand on sait que ces ligues, comme toutes les autres, ont bénéficié il y a quelques années, de fonds leur permettant d’avoir en biens propres chacune leur siège. De plus, pourquoi précisément ces deux ligues, plutôt que d’autres…

c- 300 millions de francs pour la construction de 4 centres techniques zonaux, soit 75 millions par centre. N’est ce pas là l’illustration parfaite de l’incohérence, de la méconnaissance même des sujets auxquels nos normalisateurs veulent s’attaquer ? Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il est important de repréciser ce qu’est un centre technique zonal. Il s’agit d’une infrastructure devant accueillir les activités de développement technique de deux régions regroupées en zone. Cette infrastructure devrait comprendre un bloc administratif, un bloc hébergement, une zone de restauration, une infirmerie, et des aires de jeu (au moins 2 terrains gazonnés). Par quel tour de passe passe une telle infrastructure coûterait-elle 75 millions de nos francs même si on considérait que la question d’acquisition du terrain nécessaire a cette opération soit réglée (au bas mot 2 ha de terrain). Comment expliquer que dans la grille de répartition prévue par la normalisation, le cout de la pose de la pelouse synthétique sur un stade soit plus élevé que la construction de tout un centre technique zonal.

On a véritablement dépassé le vaudou…

 

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