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JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME 2015:

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME 2015: MESSAGE DU PRÉSIDENT DU MOUVEMENT CAMEROUNAIS POUR LA SOCIAL-DÉMOCRATIE À LA FEMME CAMEROUNAISE

Mesdames, chères compatriotes, aujourd’hui, tout particulièrement, l’humanité toute entière nous invite à vous honorer de façon particulière, vous qui êtes semeuses de vie et porte flambeau de l’espérance. Il y a 40 ans… le 8 mars 1975, l’ONU soulignait pour la première fois la journée internationale des femmes, après avoir engagé les hommes dans la lutte pour la justice entre les femmes et les hommes, après avoir apporté des changements dans la loi et tenté de transformer les mentalité, il est important de nous poser la question de savoir quels sont les défis qui nous restent à relever en matière de justice entre les hommes et les femmes. Deux êtres complémentaires et indispensables l’un à l’autre pour l’épanouissement de tous.

Cette complémentarité est saluée par tous quand elle se fait dans le respect justement de nos différences. C’est l’occasion pour moi, en regardant le thème sous lequel est placé cette journée dans notre pays : « mise en œuvre de la plateforme d’action de Beijing au Cameroun : Bilan et perspectives » – de constater qu’en prenant large il nous est difficile de faire le bilan du chemin jusque-là parcouru.

En effet les douze objectifs de Beijing sur lesquels nous aurions dû nous appuyer pour nous inscrire durablement dans le développement de la femme et donc de la famille, n’ont pas fait l’objet des priorités de notre gouvernement – lui qui se doit de tracer le chemin et d’inviter tous les acteurs politiques, économiques, sociaux et religieux à s’y engager.

Qu’avons-nous fait collectivement pour lutter contre la pauvreté croissante des femmes dans notre pays ?

Qu’avons-nous fait pour favoriser l’accès des femmes à l’éducation et à la formation ?

Qu’avons-nous fait pour favoriser l’accès des femmes aux soins et aux services sanitaires dans notre pays ? C’est l’occasion ici pour moi d’inviter les uns et les autres à nous interroger sur le drame de l’hôpital central qui a coûté la vie à une jeune maman. Est-il normal dans un établissement hospitalier qui plus est dans la capitale de notre pays qu’une femme portant deux bébés dans ces entrailles décède parce qu’elle ne peut pas payer 73 000 fr CFA pour une césarienne ?

Qu’avons-nous fait collectivement pour lutter contre les violences à l’égard des femmes ?

Que faisons-nous pour que nos filles, nos femmes, nos sœurs ne se retrouvent pas en première ligne des conflits armés ? La tentative de déstabilisation du Cameroun par la secte islamique Boko Al Haram met de nombreuses femmes au front mais aussi sur la route détruisant ainsi de nombreuses famille et rendant l’avenir encore plus incertain.

Chères compatriotes femmes, c’est ensemble que nous devons nous interroger, mais aussi travailler ensemble pour arriver à vous faire une place dans le partage du pouvoir et dans la prise des décisions qui engagent toute la communauté en commençant par la famille.

C’est ensemble que nous devons œuvrer pour promouvoir l’égalité des sexes au sein des structures étatiques, associatives, c’est ensemble que nous devons travailler pour valoriser vos talents dans la production des ressources dont la communauté a tant besoin. Travaillons ensemble pour soutenir les mécanismes de promotion de la femme ceci passe par l’organisations des campagnes de sensibilisation et de formation dans nos communautés villageoises et urbaines. C’est ensemble chères compatriotes que nous devons vous assurer vos droits fondamentaux –

Permettez-moi de saluer le travail que fait madame Claire Mimboé Ndi Samba dans ce sens notamment auprès des femmes détenues dans les prisons de la ville de Yaoundé. Comment ne pas citer le travail

respectueux et silencieux que fait madame Josiane Mouasso-Priso pour faire connaître le cancer du sein qui endeuille de nombreuses familles par an mais qui dépisté à temps peut être guéri.

Chère compatriotes, dans nos campagnes, dans vos villes, dans nos écoles, sur nos marchés, le Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie se tient à vos côté pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l’égard des petites filles et les violations de vos droits fondamentaux – nous sommes avec vous jour et nuit pour valoriser votre accès à la gestion des ressources naturelles de notre pays et à la protection de l’environnement. Oui pour avoir été élevé par une femme je sais combien de fois vous êtes économes et combien de fois vous tenez au bien-être des vôtres.

Je voudrais rendre un hommage à toutes les associations qui s’engagent à vos côtés, qui épouse notre combat dans cette lutte notamment par l’information, la formation, la prévention et l’accompagnement des femmes vers une pleine autonomie. Le MCPSD réaffirme par ma voix toute sa détermination à être à vos côtés.

Je tends la main sans cesse, asseyons-nous et travaillons pour le bien de nos filles, de nos femmes, de nos mères au seins des « Maisons de la Femme » qui existent déjà pour aider les femmes dans l’ensemble du territoire national dans leurs démarches administratives, sociales et judiciaires. Nous souhaitons des plates-formes d’écoute dans les mairies et dans les commissariats encadrées par les assistantes sociales. Notre souhait est que les campagnes et les villes soient toutes bénéficiaires de cette action à la fois associative et gouvernementale.

Chères compatriotes, le MCPSD voit avec moi poindre à l’horizon cette heure, l’heure où ici au Cameroun la femme accomplira en plénitude de nobles missions, oui cette heure où toi femme, tu acquerras dans notre pays l’influence, le rayonnement, le pouvoir jamais atteints jusqu’ici.

Donnons-nous la main pour cette marche, c’est le chemin que mon épouse et moi souhaitons faire avec vous.

Femmes travailleuses et volontaires, gardiennes du foyer, amour de nos sources, protectrices du sens de nos berceaux au moment où les valeurs de l’amour sont mises en péril par une politique gouvernementale du tournis faite de mensonges, qui hissent des pratiques d’un autre genre au cœur de la famille ici au Cameroun. Femmes camerounaises, nous parions sur vous, c’est sur vous que repose notre avenir, retenez la main de l’homme qui, dans un moment de folie, risque de tout détruire ici chez nous.

Chères compatriotes, vous resterez toujours des épouses, des mères de famille, par conséquent les premières éducatrices du genre humain dans le secret de nos foyers. Chères mères, épouses, sœurs et compagnes, continuez à insuffler minutieusement à notre société camerounaise l’énergie dont elle a besoin pour d’importants changements sociaux à venir, même si très souvent, oui les résultats tardent à venir.

Bonne journée de la femme 2015 à toutes.

 

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