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Jeunesse, hommes et femmes médiatiques & politiques s’habiller « même en caleçon » CICAM est sexy !

Jeunesse, hommes et femmes médiatiques & politiques s’habiller « même en caleçon » CICAM est sexy !

« la Sodecoton vend seulement 2 000 tonnes (5%) de coton fibre au leader national de la filature qui est Cicam, contre 100 000 tonnes à l’export (vers l’Asie principalement). » [1]Le pagne est essentiellement porté pendant les occasions telles que le 08 Mars (Journée internationale de la Femme), les mariages, les funérailles, le 1er Mai (Journée internationale du Travail) pour la promotion de la société dans laquelle on y travaille pour gagner son « manioc national » quotidien. Pendant ce temps, chaque jour, la friperie tue le génie créateur de ces nobles femmes et hommes et poussent la plupart dans le chômage aigu pour les malchanceuses ou malchanceux ou dans la bayam – sallam de l’importation ; De l’autre côté, dans le Mfoundi, précisément à Yaoundé (comme ailleurs sur le territoire triangulaire national), sur 1000 personnes qui sont inscrites en Management ou Marketing, aucune ne sait à quoi elle sera utile, parce que ne sachant même pas faire la corrélation entre Management et Production; En tout cas drôle d’écoles ou universités de formation en Management-Marketing dans cette Afrique en miniature qui encaissent beaucoup d’argent mais ne forment pas en réalité car les personnes inscrites sont bien et trop déconnectées des réalités; Je m’étais amusée à interroger certaines dans la capitale politique…Dommage dans l’ensemble!!! Dans les médias nationaux, c’est encore pire, il est rare de voir des femmes et hommes de ce métier s’habiller en tissu CICAM pour une démonstration de force – promotion  vestimentaire culturel – du Made in Cameroun au slogan  « s’habiller CICAM est sexy ! »

Constats :

Les statistiques du Cameroun nous présentent que la grande majorité de la population est essentiellement jeune ; Nous savons où retrouver ces jeunes personnes qui sont encore dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et universitaires ;

Actions à suivre !
Promouvoir une vision de l’industrie d’habillement made in Cameroon au slogam « s’habiller CICAM est sexy » dans les écoles, les marchés, bref, tous les lieux publics.

Le marché de la tenue scolaire ne peut avoir d’effet positif et visible que il y a cinq tenues de classe différentes (lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi…) de la maternelle au secondaire en passant par le primaire ; Car l’école doit être un lieu par excellence où l’art sorti de l’Industrie d’Habillement doit être absolument promu. Donc, sortir ces tenues de classes au couleur farde ;

Penser à coudre des tenues de classe, des tenues de sport, des défilés, de travaux manuels, etc en pagne « made in  Cameroon by CICAM »;

On pourrait par exemple avoir des tenues de classe pour chaque jour de la semaine dans le but de tuer l’importation de la friperie ; Sur ces tenues de classes, y mettre de l’art local comme par exemples promouvoir les immeubles d’anciens temps tels que le palais de Foumban(Sultanat), les « Royaumes de l’Ouest », les Fondom du Nord-Ouest, les lamidats, lamido du grand-Nord, la vallée du Ntem, les cours du Ndé, Mbam, Lékié, Sanaga, Djérem, le Noun, du Wouri, les Caractères de l’AGLC (Alphabet général des langues camerounaises ) {? ? ? ? ? ? ø ñ ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? î ? ? ? ? ? ? ? }, le palais d’Etoudi, les grandes figures ayant marquées le Cameroun ; etc…!

Ne dit-on pas que le Cameroun s’appelle aussi l’Afrique en miniature de part sa diversité culturelle. Si on parle très peu de cela dans les livres, on peut même en parler sur les pagnes pourquoi pas !

Il faut tout simplement interdire l’importation de la friperie. Il y a au moins dix ans, au marché central de Douala, il était possible de se faire confectionner des caleçons bref des sous-vêtements sur commande selon le goût de la cliente; Qui ne connaît pas combien de fois, les petites filles de maternelles aiment se vanter devant leurs camarades de section, présentant leur « caleçon dentelé» cousu par ces braves femmes qui longtemps ont fait la joie des toutes petites moi y compris !

Grande a été ma surprise douloureuse qu’au mois d’août 2013 de constater que toutes ces valeureuses femmes n’y sont plus, parce que « 100 000 tonnes à l’export (vers l’Asie principalement) ! » ; Toutes ces femmes talentueuses sont au chômage! Toutes les machines rangées au placard ! Quelques unes se sont relancées dans la coiffure ambulante en bordure de route !
Nous devons en avoir honte et très honte même !

Ce n’est pas normal de former dans pratiquement toutes les ENIET, Lycées techniques et autres lieux de formation des personnes en Industrie d’habillement et les fermer les portes d’emploi ainsi.
Le Coton plus que le vin, a aussi plus de dérivées qu’on retrouve dans la construction(sorte d’isolant pour les bâtiments, appareils x, y, z, automobiles, etc…), dans l’ agro – alimentaire, dans le textile(comme c’est le cas ici), dans la médecine, etc…

Une des stratégies que l’Afrique en miniature doit impérativement mettre sur pied, c’est de transformer plusieurs écoles primaires, dans les zones à forte production de coton, en bonnes écoles de formation qui s’entendra jusqu’à l’université; Le plus important est qu’ils sachent lire, écrire, calculer, observer et construire puisque c’est cela même la mère de la formation. Plusieurs enfants de ces nobles cultivateurs de coton pourront, très bien formés, même en langues nationales, devenir des producteurs d’autres dérivées du coton. Ce qui absorbera une très grande masse de chômeurs et poussera plusieurs à la compétitivité innovatrice doublée de créativités.

Ce serait bien de valoriser la filière IH (Industrie d’habillement), ; D’ailleurs, c’est le secteur clé du textile mais malheureusement toujours vu comme pour les enfants « idiot/e/s »; Raison pour laquelle la friperie est encouragée en Afrique en miniature; C’est en élevant le niveau d’éducation de ces nobles cultivateurs et enfants que l’Afrique en miniature et d’autres pays d’Afrique gagneraient beaucoup;

Que les média nationaux écrivent des articles pour la Une sur les cultivateurs, créent aussi des pages pour le secteur IH (Industrie d’habillement).

Comme tout est fixé sur les mamelles de la fonction publique, les zones rurales sont tellement négligées en Afrique en miniature au point où on pense qu’il faut seulement exporter pour s’en sortir; L’État doit plus investir dans la rénovation des écoles, points de santé et points culturels en zone rurale afin de promouvoir au moins la micro-production rurale pour le secteur coton et autres produits sorties des restes de nos ancêtres qui nourrissent ces plantes avec la bénédiction du ciel qui arrose gratuitement.
Jeunesse, hommes et femmes médiatiques et politiques s’habiller « même en caleçon » CICAM est sexy !

Sources :
[1] Coton-Textile : l’Afrique Centrale se mobilise pour la compétitivité
François Bimogo, Ligne Rouge Consulting, Quality & Communication Officer, http://www.lignerouge.net/

 

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