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Hécatombe d’Eséka: Qui est responsable de la tragédie du 21 octobre dernier ?

Hécatombe d’Eséka: Qui est responsable de la tragédie du 21 octobre dernier ?

Alors que le Chef de l’État a instruit une enquête, des experts donnent leur point de vue sur le sujet.

Dès son retour au Cameroun Paul Biya le Président de la République a ordonné la création d’une commission dirigée par Philemon Yang (PM) chargée de déterminer entre autres les responsables de l’accident de train survenu le 21 octobre dernier à Eséka. Dans son édition du 28 octobre 2016, le Quotidien Emergence rapporte l’analyse mitigée faite par des experts sur la question de la responsabilité de la tragédie.

Pour Alice Sadio, présidente de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), les Camerounais victimes du drame «ont purement et simplement été assassinés». Elle ajoute «s’il était important de rendre un hommage national à toutes les victimes du 21 octobre 2016, celui-ci n’aurait aucun sens si les causes de ce drame ne sont pas identifiées et les responsabilités dégagées. Tout en louant donc l’initiative de l’ouverture d’une enquête, nous regrettons et dénonçons vivement la gestion qui a été faite de cette crise. D’autant plus que les recoupements des faits grâce aux médias sociaux et au professionnalisme des journalistes camerounais engagés, font d’ores et déjà état d’amateurisme, de négligence et d’irresponsabilité notoire de la part tant du Gouvernement que des responsables de Camrail».

Selon Cyrille Ngouah, coach consultant en management, c’est le concessionnaire du réseau ferroviaire du Cameroun qui «doit assumer l’entière responsabilité de cette hécatombe». Celui-ci déclare que «l’échelle de responsabilité ici n’est pas difficile à définir, le seul unique responsable de ce drame n‘est autre que CAMRAIL. Cette société est responsable de l’état de vétusté avancée de sa voie ferrée, endommagée par endroits et qui nécessite un réaménagement général».

Pour Bédimo Kouo, membre du bureau politique du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM), «la première responsabilité est due à l’incurie du Gouvernement». Selon lui «on ne peut sortir la catastrophe ferroviaire d’Eséka du contexte politique, économique et social qui prévaut au Kamerun et dont elle est l’une des conséquences. Le Kamerun vit en plein système néo colonial à la solde des lobbies capitalistes surtout français».

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