Gouvernement et transporteurs se concertent

Une réunion sectorielle y relative s’est tenue jeudi dernier à Yaoundé entre autorités et syndicats.

La traditionnelle rencontre de dialogue social entre gouvernement et syndicats nationaux des travailleurs s’est tenue jeudi dernier dans les locaux du ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS) à Yaoundé.

Principaux concernés : les syndicats du secteur des transports urbains.

Présidée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS), Grégoire Owona, cette rencontre a connu notamment la présence du ministre des Transports, Robert Nkili, et celui du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, du délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, et du secrétaire d’Etat à la Défense (SED) chargé de la gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam.

Au centre des échanges, les sujets relatifs aux transports terrestres sur l’étendue du territoire. La hausse des carburants, la montée du transport clandestin, les problèmes liés à la route ainsi que la secte islamiste Boko Haram.

« En terme de transport clandestin, il s’agit d’une épine qu’on a dans notre chaussure. Car, il est prouvé que très souvent, c’est des personnes insoupçonnées qui opèrent dans ce genre d’activité. Donc c’est un vol social, car ce sont des véhicules qui écument l’espace et empêchent les professionnels de faire leur travail. C’est pourquoi nous sommes très contents que le ministre des Transports ait décidé de concert avec le DGSN et le SED de nous accompagner pour éradiquer cette gangrène qui mine l’économie nationale. Seuls, les professionnels auront désormais accès au métier », a confié Jean Collins Ndefosso Keng, président national des employés du secteur des transports terrestres.

Concernant les prix des carburants, gouvernement et transporteurs sont en négociations au sujet des cours pratiqués en international au lendemain de la chute du prix du baril.

« Nous avons eu quelques réponses du gouvernement qui vont bientôt trouver des solutions. Dans dix jours, il y’aura une rencontre entre les syndicats des transports et la Caisse de stabilisation des produits des hydrocarbures (CSPH) pour s’informer davantage sur le comportement des carburants au niveau du marché mondial afin de sensibiliser nos camarades qui ont besoin d’information sur les raisons pour lesquelles les prix des carburants ne baissent pas », ajoute-t-il.

Compte tenu du contexte actuel marqué par la guerre contre Boko Haram, les syndicats ont décidé de supporter la hausse des prix, une façon patriotique de contribuer à l’effort de guerre dont le Cameroun a besoin.

« Pour ce qui est de nos attentes, nous souhaitons que le fonds routier et la Conaroute s’ouvrent aux travailleurs des transports. Car, ce sont ceux là qui utilisent permanemment ces axes pour fonctionner et vivre », explique notre source.

Pour Grégoire Owona, «cette rencontre sectorielle, nous a permis de faire le tour des problèmes et de prendre certaines résolutions afin de fixer des délais et nous allons nous retrouver dans quelques mois pour voir le chemin parcouru. Il est important de faire le point de façon sectorielle.»