Gestion des catastrophes: un logiciel pour gérer les coûts

 Les membres de la plateforme nationale de réduction de risques suivent une formation sur la collecte des données depuis hier à Yaoundé.

 

Pour mieux gérer une catastrophe, les experts internationaux sont unanimes : il faut disposer de la bonne information. Celle qui permet de déterminer à l’avance les coûts que génère l’impact de la catastrophe, qu’elle soit naturelle ou non. Ainsi le pays touché pourrait prendre des décisions appropriées face à une inondation ou à une épidémie de choléra par exemple. C’est pour remédier à cette situation  que les membres de la plateforme nationale de réduction de risques de catastrophes issus de différents départements ministériels et du corps des sapeurs-pompiers sont soumis à une session de formation de trois jours depuis hier à Yaoundé. Organisée par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) en partenariat avec le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre vise à mettre en place un logiciel de collecte de données.
« Au Cameroun, il est parfois difficile de chiffrer le nombre de victimes ou d’estimer les dégâts matériels au cours d’une épidémie de grippe aviaire ou d’une inondation. Conséquences, personne ne détient aucune information fiable parce que n’étant pas centralisée. Pourtant, en les rendant disponibles, il y aurait une possibilité d’effectuer des analyses et éviter des décisions aléatoires », a expliqué Adam Fysh, chargé de programme compréhension des risques au Bureau régional pour l’Afrique du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe. Au cours de cette cérémonie, le ministre délégué au Minatd, chargé des collectivités territoriales décentralisées, Jules Doret Ndongo, a rappelé l’importance de l’information en matière de gestion des catastrophes. « L’exploitation des rapports issus des différentes catastrophes permet de maîtriser celles qui peuvent survenir et de s’adapter grâce aux informations antérieures. Ceci  même si nous savons que, les catastrophes naturelles n’avertissent pas », a expliqué le ministre. Et d’ajouter que le renforcement des capacités des personnes appelées à agir et à réagir une fois que l’information est parvenue au centre de décision, permet d’y faire face et de rester mobilisé en permanence.