Garoua: moutons cherchent preneurs

A quelques jours de la fête du mouton, on ne se bouscule pas dans les marchés à bétails.
Marché à bétails du pont de la Benoué. Il est 11H,ce mardi 15 septembre 2015, lorsque CT débarque sur leslieux. La pluie qui a arrosé en matinée le chef-lieu de la région du Nord, vient juste de s’estomper.Au secteur réservé au commerce du petit bétail et particulièrement, des moutons, pas le moindre acheteur rencontré devant les enclos.

Approché, Oumarou Ousmane, revendeur de moutons dans ce marché, explique que les ventes sont encore timides. «Les clients se font encore rarissimes», déclare-t-il, «et ce, pour plusieurs raisons», argue-t-il. D’abord, «la conjoncture relativement difficile de l’heure, conjuguée à la coïncidence de la période des préparatifs avec la rentrée scolaire qui vient juste d’avoir lieu», dit-il. «Deux évènements qui induisent de fortes dépenses pour les parents», poursuit-il. Son confrère et voisin, Boubakary corrobore d’ailleurs ces allégations. «C’est habituellement à quelques cinq jours du jour-J que le marché connaît de l’affluence et bat son plein», avancent-ils.

Les prix de la bête, importe-t-il de le relever, ont été, pour la circonstance, revus à la hausse. Ils oscillent entre 30.000 francs pour le plus petit animal à 150.000, voire 200.000F Cfa pour les plus gros.Sidu côté des professionnels de la filière-moutons, les choses semblent encore timides, il n’en est pas de même du côté des tailleurs et autres couturiers. De ce côté-là, les affaires sont plutôt  florissantes. Comme l’atteste à CT, Saïdou, couturier au quartier Foulbéré I-Garoua, «nous avons, en dépit de la conjoncture difficile de l’heure, enregistré assez de commandes. Nous avons déjà livré une bonne partie et nous sommes entrain d’achever le reste pour les livrer», a-t-il dit.