Gabon: Le dialogue politique inclusif s’ouvre ce mardi à Libreville

Le principal opposant au président Ali Bongo a décidé de boycotter cette rencontre tandis que le représentant des Nations –Unies en Afrique Centrale espère que ce dialogue sera apaisé inclusif.

Le dialogue politique inclusif voulu par le président gabonais Ali Bongo Ondimba pour résoudre le conflit postélectoral s’ouvre ce mardi 28 mars 2017 à Libreville. Près de cinquante deux partis politiques participeront à ce rendez-vous, ainsi que plus d’un millier d’organisations de la société civile. Jean Ping, le principal opposant au président gabonais Ali Bongo a décidé de boycotter cette rencontre. D’autres adversaires du président gabonais au dernier scrutin présidentiel par contre, à l’instar de Bruno Ben Moubamba n’ont pas souhaité manquer cette occasion qui permettra espère-t-on d’aplanir tous les différends nés de la dernière élection présidentielle soldée par la réélection d’Ali Bongo.

« Moi, j’y serai. Sur les perspectives, il y a quatre chapitres pour nous qui sont importants. Le chapitre politique essentiellement, la réforme des institutions ; le chapitre social avec les problèmes d’éducation, les problèmes des syndicats, les problèmes des administrations, la science, la culture ; le chapitre économique : comment faire en sorte que le système de 42 ans +7 puisse se terminer au Gabon et que les gens aient de l’argent. Puisque le problème est économique à la base, les gens veulent de l’argent dans leurs poches. S’il y a un système économique qui puisse permettre aux uns et aux autres de faire leurs affaires, il y aura moins de politiciens au Gabon. Il y a enfin le chapitre environnemental et culturel », a résumé celui qui est par ailleurs le porte-parole de la majorité présidentielle.

De son côté, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall, a, dans un communiqué  exprimé l’espoir que le dialogue national qui s’ouvre ce mardi à Libreville sera inclusif et apaisé.

 

Le Communiqué du représentant des Nations Unies en Afrique Centrale

 

Au moment où le Gabon s’apprête à tenir à partir du 28 mars 2017 un dialogue national sur la situation du pays, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, M. François Louncény Fall, exprime l’espoir que ce dialogue sera inclusif et apaisé.

Le Représentant spécial a multiplié au cours des derniers mois des démarches allant dans ce sens, en discutant notamment avec les différentes parties prenantes, en particulier le gouvernement, la majorité présidentielle et l’opposition ainsi que la  société civile, les jeunes et les femmes.

Compte tenu des questions importantes inscrites à l’ordre du jour dudit dialogue, le Représentant spécial souhaite que tous les acteurs socio-politiques gabonais s’y engagent de bonne foi, afin d’en faire un forum exemplaire susceptible d’ouvrir davantage l’espace démocratique et de déboucher sur des réformes tendant à la consolidation de l’Etat de droit et à la réconciliation nationale au Gabon.