Gabon – CAN 2017: La compétition pourrait être délocalisée au Maroc si les tensions persistent

Si la présidence de la Confédération Africaine de Football ne s’est pas encore officiellement prononcée, en coulisse, l’instance dirigée par Issa Hayatou envisage un plan B.

Le Gabon est actuellement en proie à des troubles au lendemain de l’élection controversée d’Ali Bongo Ondimba à la présidence de la République. Des recours ont été déposés à la Cour constitutionnelle du pays qui doit trancher en dernier recours. Sauf que, l’opposant Jean Ping a prévenu que le Gabon connaîtrait «une instabilité durable et profonde» si la Cour constitutionnelle qu’il a saisir ne lui donnait pas raison dans son contentieux électoral avec Ali Bongo.

Cette situation ne présage pas des lendemains calmes dans ce petit pays d’Afrique centrale (267 667 km² pour 1,672 million d’habitants) qui a été choisi pour abriter la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football du 14 janvier au 5 février 2017. Même si la CAF se veut rassurante quant à la tenue de la CAN 2017 au Gabon, Jeune Afrique évoque des tractations en coulisses pour une éventuelle délocalisation au Maroc. «L’instance dirigée par Issa Hayatou envisage un plan B. Elle a sondé discrètement le Maroc afin de savoir s’il pourrait suppléer le Gabon au cas où la situation y demeurerait tendue», lit-on.

L’on se souvient que le royaume chérifien, un des seuls pays d’Afrique à disposer des infrastructures nécessaires, avait refusé d’organiser l’édition 2015 de peur d’une propagation du virus Ebola, obligeant la CAF à délocaliser la compétition en Guinée Équatoriale.