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Forces de défense: Révoqués de l’armée pour faux diplômes, 102 gendarmes écrivent au Président de la République

Forces de défense: Révoqués de l’armée pour faux diplômes, 102 gendarmes écrivent au Président de la République

Après trois années passées au service de la nation, ils ont été rattrapés par leurs diplômes non authentiques. Ils implorent un « recours gracieux » de la part de Paul Biya.

En 2009, 102 jeunes gendarmes ont été éliminés des effectifs d’armée camerounaise. Leur crime : n’avoir pas pu présenter des documents authentiques lors d’une enquête de la hiérarchie militaire sur l’authenticité des diplômes du personnel de la gendarmerie.

Selon le journal « L’Epervier » qui fait mention de cette actualité dans sa parution du mercredi 26 août 2015, ces gendarmes radiés ont adressé un « recours gracieux » au président de la République.

Le journal indique que c’est en 2006 que les 102 hommes en question intègrent la gendarmerie nationale. En ces temps-là, ils ont, comme leurs autres camarades, subi toutes les étapes de la formation. A Ngaoundéré, Ndjoum et Ngaoundal, ils ont passé les épreuves de la formation et en sont ressortis avec le certificat d’aptitude n°1, à l’école de gendarmerie. Ensuite, ils ont été affectés dans les unités de la gendarmerie nationale disséminées sur l’ensemble du territoire national.

Selon eux, les services rendus à la nation sont nombreux mais aussi importants. Ils affirment que leur action a été salutaire dans les combats que le pays a menés, notamment le rétablissement de l’ordre dans les prisons centrales de Yaoundé et de Yoko en janvier et juillet 2007 respectivement.

Autres faits d’armes selon eux, la protection du territoire dans le cadre de l’opération Delta, le rétablissement de l’ordre pendant les émeutes de février 2008. Mais leur descente aux enfers survient en 2009. Cette année-là, la haute hiérarchie militaire les met à la porte suite à une enquête sur l’authenticité des diplômes du personnel de la gendarmerie. Ces 102 bérets rouges sont épinglés et radiés des effectifs de la gendarmerie. Six ans donc que ça dure. Pour mettre fin à cette impasse, les bérets rouges déchus ont pris la résolution d’écrire au président de la République, chef des armées.

En attendant la réponse de Paul Biya, « L’Epervier » pense qu’il y a lieu de s’inquiéter si la grâce sollicitée n’est pas donnée. « Que feront-ils ? Et où iront-ils ? L’une des réponses fait penser à Boko Haram. Ces anciens éléments pourraient être tentés de rallier les camps de Boko Haram. Même s’ils ne sont que 102 sans matériels, ils peuvent constituer des éléments clés pour atteindre les cibles importantes », écrit le journal.

 

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