Fecarugby: place à la cogestion

Un consensus trouvé le week-end par Marcellin Zahoui, émissaire spécial de la World Rugby.

La page est-elle tournée concernant la crise à la Fédération camerounaise de rugby (Fecarugby) ? Rien n’est sûr. Mais, les différentes parties veules y croire, pour « sauver le rugby camerounais » en mettant de côté leurs égos. Après avoir rencontré les deux camps en opposition, celui du président Jean-Daniel Likale d’une part et celui du vice-président Jacques Ngonsu d’autre part, ainsi que les autorités sportives nationales, Marcellin Zahoui, émissaire spécial de la World Rugby, a exposé samedi dernier à des membres de l’Assemblée générale de la Fecarugby, les solutions trouvées pour mettre fin à la crise au sein de la fédération. « A l’issue de la concertation, une plate-forme commune se dégage. C’est désormais la feuille de route des nouveaux acteurs.  Pour y arriver, il a fallu convaincre les deux parties d’accepter la médiation, car certains avaient des jugements en leur faveur. Cela signifie que les décisions de justice prises jusqu’ici sont annulées », déclare Marcellin Zahoui. Exit donc entre autres, les décisions de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun. La CCA avait notamment annulé l’Ag extraordinaire de la Fecarugby tenue le 28 mars 2015, qui avait porté Jacques Ngonsu à la tête de la fédération. En clair, avec le principe de la cogestion, les parties en opposition partagent les responsabilités pour l’animation des organes de gestion qui sont le Bureau directeur et le Conseil d’administration.

Les organes ainsi composés entreront en fonction le 10 août 2015. Mais avant, une situation financière de la Fecarugby devra être arrêtée, afin de dissocier ce qui a été fait avant cette nouvelle ère. Les précédents gestionnaires devront entre-temps, fournir les justificatifs des dépenses de l’argent octroyés par Rugby Afrique, l’instance continentale. « Tous les procès-verbaux des réunions des organes dirigeants devront être envoyés au ministère des Sports et de l’Education physique ainsi qu’au Rugby Afrique. Au moindre écart, nous allons sanctionner », précise Marcellin Zahoui. Dans les deux camps, on se défend d’avoir abdiqué. Pour tous, il s’agissait de trouver des solutions adéquates pour sortir de la crise, dans l’intérêt du rugby camerounais.