Fecafoot : J. Owona lâche du lest, les textes adoptés

Après deux tentatives infructueuses pour faire adopter les statuts et le code électoral de la Fécafoot, les textes ont finalement été adoptés ce mercredi après que Joseph Owona ait consenti à des modifications réclamées par les « frondeurs ».
Adopted ! Une expression qu’on ne pensait plus entendre à la Fécafoot tant les dissensions entre les différentes factions étaient fortes. Et finalement, alors qu’on ne s’y attendait plus, Joseph Owona a réussi à faire adopter ses textes. Non sans avoir consenti à des concessions importantes après une réunion mardi après midi dans le bureau du Premier ministre en présence du Chef du Gouvernement.
Entre autres concessions faites par Joseph Owona, la disparition du Tribunal arbitral du football logé à la Fécafoot. Ainsi le dernier recours en matière de football demeurera la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Une disposition que Joseph Owona avait consigné dans son fameux article 78 et auquel il tenait. Mais il a dû se résoudre à abandonner son TAF. Tout comme il s’est résolu à accepter que les clubs concernés par le processus électoral soient ceux qui ont pris part « effectivement » à la saison 2012-2013 et à la saison 2013-2014. Un corps électoral qui n’a pas semblé arranger les deux représentants de Tombi à Roko dans la commission paritaire chargé de toiletter les textes (Pierre Batamak et Charles Nguini). Mais ils n’ont pas eu d’autre choix que de s’incliner devant les deux d’en face, Pr. Prosper Nkou Mvondo et Antoine Essomba Eyenga.
Ainsi, donc, après trois concertations mardi à l’immeuble étoile, le consensus a été trouvé. Essomba Eyenga, Abdouraman Hamadou et Cie ont d’abord été reçus en matinée par Louis Paul Motaze, Grégoire Owona et Adoum Garoua. Les membres du gouvernement ont mis en avant le fait que le Chef de l’Etat en avait marre des blocages à répétition et que les textes devaient être adoptés coûte que vaille. Une « injonction » à laquelle n’a pas cédé le camp Essomba Eyenga, John Ndeh et autres qui ont réitéré qu’ils ne laisseraient pas Joseph Owona dicter sa loi en violation des textes de la Fécafoot et de la République. Après eux, c’est le clan Tombi à Roko qui a été reçu et les mêmes injonctions leur ont été faites. Mais là, personne n’a bronché. Cependant, face à la fronde du groupe John Ndeh et Cie, le Premier ministre lui-même a dû intervenir pour faire asseoir le groupe du 1er vice-président et Joseph Owona, sans que le clan Tombi ne soit informé de quoi que ce soit. Et c’est ainsi que les concessions mentionnées plus haut ont été faites par Joseph Owona qui n’avait visiblement pas d’autre choix s’il voulait faire adopter « ses » textes.
Reste maintenant à savoir si Joseph Owona va effectivement appliquer les modifications apportées aux statuts et au code électoral. Mais si d’aventure les modifications n’étaient pas respectées et que le président du comité de normalisation décide de se dédire, la faction d’en face promet de reprendre la route des tribunaux sportifs. On n’en est pas encore là. Pour l’heure, place à la suite du chronogramme, en espérant aller au terme dudit processus cette fois-ci.