camernews-tombi-sidikicamernews-tombi-sidiki

Fecafoot: Ce que Tombi A Roko Sidiki a dit lors de son passage à l’émission «Actualité Hebdo» sur la Crtv, ce dimanche 04 octobre 2015

Fecafoot: Ce que  Tombi A Roko Sidiki a dit lors de son passage à l’émission «Actualité Hebdo» sur la Crtv, ce dimanche 04 octobre 2015

Invité d’Ibrahim Cherif ce dimanche 04 octobre 2015, le tout nouveau président de la Fécafoot a été interrogé sur l’essentiel des sujets préoccupants dans le milieu du football, au moment où il prend les rênes de l’instance faitière du football national. Nous  avons sélectionné pour vous quelques extraits de son passage.

Sur les comptes de la Fécafoot
Vendredi dernier, nous avons tenu une première réunion du Comité d’urgence où nous avons pris un certain nombre de décisions. La première décision que nous avons prise, c’est celle de commettre un expert comptable pour faire un état des lieux de la trésorerie de la Fecafoot. C’est la première décision que nous avons prise et cet expert va faire ce travail à partir de la semaine qui commence et va nous montrer exactement qu’est ce que la Fecafoot a au er octobre 2015. Ce n’est pas que je ne crois pas à la somme avancée récemment par le Président du Comité de Normalisation lors d’une de ses sorties médiatiques (cinq milliards trois cent millions de Francs Cfa, ndlr). En réalité, quand on prend fonction, surtout lorsqu’il s’agit d’un poste aussi important, ce que les camerounais demandent, c’est de faire un état des lieux… Les journalistes avaient repris ce que le Ministre Pr Owona avait dit, à savoir qu’il laissait cinq milliards, cinq cent millions dans les caisses de la fédération, sauf que dans le rapport de l’auditeur qui était un peu le document de base de sa déclaration, c’est clair que c’était un audit arrêté au 31 décembre 2014. Et voyez-vous, entre décembre 2014 et le 30 septembre 2015, il y a eu neuf mois. Et je pense qu’en 9 mois, la fédération a payé les primes de retombée de la Coupe du Monde à toutes les équipes du Cameroun, une bagatelle de plus de 300 millions, la Fédération a remboursé à l’Etat du Cameroun 210 millions qu’elle avait emprunté pour donner les primes des joueurs, lors du mouvement de grève  avant la Coupe du Monde Brésil 2014, la Fédération a donné à peu près 300 millions à la Ligue de football professionnel… Tout ça, quand vous additionnez, vous voyez que ça peut atteindre un milliard. C’est pour cela que nous avons estimé que ce serait bien qu’un auditeur bien assermenté vienne et que sa déclaration nous permette de clarifier les choses.
Chasse aux sorcières ?
Non, il n’y a pas de chasse aux sorcières possible parce que l’auditeur a audité les comptes de la Fecafoot au 31 décembre 2014 et je pense qu’il a validé tous les comptes. Et à partir de là, je ne vois pas pourquoi on organiserait une chasse aux sorcières.  C’est juste dire qu’il y a une déclaration qui a été malencontreusement repris dans les journaux, comme quoi, la fédération avait cinq milliards trois cent millions au jour d’aujourd’hui. Et à mon avis, je ne pense pas que ce soit ça, tout simplement parce que c’est un audit qui date de décembre 2014 comme je vous l’ai dit tout à l’heure. A partir du moment où je vous dis que l’auditeur a certifié les bilans des deux dernières années, à partir de là, il n’y a aucun problème. Cette question serait bienvenue s’il y avait un doute par rapport à la certification du cabinet qui a été commis depuis par l’assemblée générale pour auditer les comptes de la Fédération. Il n’y a aucun problème.
Sur les recours d’Abdouraman Hamadou Baba à la Chambre de Conciliation et d’arbitrage (CCA)
Dans un pays où il y a la démocratie, nous n’allons pas interdire à un acteur du football de saisir une juridiction sportive. Puisque nous sommes des républicains, nous sommes disposés à respecter les décisions qui sortiront de la CCA.
Sur le renouvellement de son mandat
Maintenant que je suis président, la suite, c’est d’arriver au résultat que je voudrai apporter aux camerounais. Si je réussis lors des quatre premières années à réaliser mon projet, même à 90%, je vais dire qu’il  appartiendra à ceux  qui sont chargés d’apprécier mon travail, est-ce que je peux me représenter. S’ils estiment que je n’ai pas fait ce que j’ai promis et ils me disent de retourner au quartier, j’irai au quartier en sifflotant, avec le sentiment du devoir accompli.
Sur son militantisme au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC)
Vous savez, nous sommes tous des hommes politiques. Bientôt nous serons à Bafia pour le renouvellement des organes de base du RDPC. Vous savez, nous sommes obligés de soutenir le parti parce que le Cameroun vit en paix grâce à ce parti, grâce au Chef de l’Etat qui a su implémenter une politique sociale qui a su mettre tous le camerounais ensemble. Pour être à la Fecafoot, je ne me suis pas simplement contenter de la casquette RDPC. Je me suis dit, que pour réussir à y accéder, il faudrait que je sois avec les acteurs tous les jours, que je me mette à leur côté, que je leur explique ce que j’ai envie de faire. J’ai fait le tour du Cameroun. Je continue à dire que tous ceux qui veulent être président de la Fecafoot doivent se battre pour entrer d’abord, la casquette du RDPC ne suffit pas. Si non, ce serait très facile.
Sur le « Tout sauf Tombi »
C’était difficile au départ.  Il y en a qui ont pensé que les élections se passaient dans les médias, il y en a qui ont pensé que plutôt que de rédiger une belle profession de foi et aller vers les électeurs et essayer de les convaincre, ils ont pensé qu’il fallait plutôt rédiger une profession de foi pour dire : « tout sauf Tombi ». Là, je pense que ce qui venait de se passer montre bien que plutôt que de se focaliser sur ses adversaires ou sur son adversaire, il faut plutôt se focaliser sur l’objectif qui est de convaincre les électeurs.
Sur le consensus 
Je pense que le Gouvernement a souhaité forcément que ceux qui avaient la majorité derrière eux, que ce soit ceux-là qui s’asseyent autour d’une table, essayer de discuter  pour arriver à un compromis et c’est ce que nous avons fait. Je pense que c’était un souhait du Gouvernement et ce n’était pas une mauvaise chose. Je pense que nous sommes tous les enfants de ce pays et que nous pouvons travailler pour l’avenir du football camerounais pour que les camerounais soient fiers de leur football.
Sur le slogan « Le football aux footballeurs »
« Le football aux footballeurs », c’est un slogan. Je pense que quand on dit « le football aux footballeurs », c’est un état d’esprit. Un président de club qui a passé toute sa vie au football, qui a commencé dirigeant à l’âge de 15-20 ans, 30 ans après, on ne peut pas dire qu’il n’est pas footballeur. Moi, j’estime que c’est un footballeur. Quand vous prenez un ainé comme Essomba Eyenga qui a passé toute sa vie au football, c’est un footballeur. Et moi-même qui vous parle, je ne suis pas seulement un dirigeant de football, j’ai été un footballeur. Monsieur Njitap a été un footballeur. Je peux vous donner comme ça une dizaine de noms sur cette liste (liste du Comité exécutif, ndlr), des personnalités qui sont pour moi des footballeurs, qui, pendant des années n’ont travaillé que pour le football.
Sur les violences ayant émaillé le processus électoral
Je ne crois pas que ce soit une question de vie ou de mort. La violence qu’on a observée ici et là, c’est ce qui fait la particularité du football. Je me souviens à un moment donné quand on était plus jeune, il y en a qui s’amusait à dire : « cinq minutes de mauvais jeu ». Ça veut dire une période où on se donne des coups de pieds, où on se permet tout. On fait des tacles glissés, on fait des tacles par derrière et ainsi de suite. Je pense que c’est un moment  que nous avons traversé.  A mon avis, on reste toujours dans le contexte du football. Je ne pense pas que c’était une question de vie ou de mort parce qu’aujourd’hui, il y en a qui n’ont pas été élus mais ils n’en sont pas morts. Et ils comptent toujours continuer à travailler pour le football.
Sur la main tendue à Joseph Antoine Bell
S’il accepte notre main tendue, je pense que c’est quelqu’un qui peut beaucoup  nous apporter. Et c’est pour ça que j’ai promis à tous les camerounais d’ailleurs en mondovision que j’irai vers lui. Et c’est la même chose que je vais faire avec d’autres… Malheureusement, je pense qu’au poste de secrétaire général de la Fédération, c’est le premier  fonctionnaire de la Fédération et je pense qu’il répond aux critères de la Réglementation en vigueur. Ce qui voudrait dire qu’un secrétaire général de la Fédération doit avoir moins de 60 ans. Parce que 60 ans, normalement, c’est l’âge de la retraite, selon notre réglementation et je pense que Bell a plus de 60 ans. Je pense qu’il y a d’autres positions qu’il peut occuper, comme présider une commission. Déjà, vous voyez que dans ma liste, il y en a qui ont été mes adversaires. On a déjà intégré au moins 7 personnes qui n’étaient pas avec moi au départ. Ce qui veut dire que je vais poursuivre cette politique de réintégration ou d’intégration pour ceux qui sont nouveaux.
Sur les personnes non intégrées
A partir du moment où le Gouvernement a voulu que nous soyons ensemble, j’aurais pu mettre le véto. Il y a des noms par exemple que je n’ai pas voulu intégrer parce que je pense que dans cette affaire, il fallait absolument respecter les textes de la Fecafoot. Si on vous dit par exemple d’intégrer quatre personnes de Garoua alors que le Nord a deux places au Comité exécutif, vous comprenez bien qu’il y a deux personnes qu’on ne peut pas intégrer.
Sur le projet de construction du nouveau siège de la Fecafoot
Déjà, le projet n’est pas à l’arrêt. Si vous me dites que le projet avance à pas de tortue, je peux encore vous le concéder. Dans le projet, nous l’avons dit, le parachèvement de la construction de ce siège fait partie de nos objectifs majeurs. Si nous arrivons à parachever la construction de ce nouveau siège à Warda, la Fecafoot aura un minimum de revenus locatifs garanti. Parce que la Fecafoot n’utilisera qu’une partie de cet immeuble. Et donc, notre objectif c’est de faire un peu comme la Sni (Société nationale d’investissement, ndlr) qui utilise juste une partie de son immeuble et l’autre partie apporte des revenus à l’entreprise, le Crédit foncier, ainsi de suite. Nous avons donc pensé que  contrairement à toutes les critiques que la fédération a essuyées, à savoir que c’était du gâchis, je dis non. C’est un bâtiment qui va nous garantir des revenus locatifs. Le bâtiment actuel qui sera réhabilité va aussi nous garantir des revenus et donc, la fédération aura un minimum pouvant permettre de payer au moins les salaires du personnel.
camernews-tombi-sidikicamernews-tombi-sidiki

camernews-tombi-sidiki