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Elections à la Fécafoot: Le Comité de normalisation à l’épreuve des protestations

Elections à la Fécafoot: Le Comité de normalisation à l’épreuve des protestations

Moins d’une semaine seulement après la publication du projet de calendrier du processus électoral de la Fédération camerounaise de football et dans ses Ligues décentralisées, des acteurs du football montent au créneau pour contester le travail des normalisateurs qu’ils assimilent à un hold-up électoral. Cela s’appelle une levée de boucliers. Et il fallait bien s’y attendre. Surtout au regard de la nouvelle configuration des textes et statuts de l’instance faîtière du football camerounais telle que policé par Adolphe Minkoa She et ses pairs de la Commission chargé de la relecture des textes au sein du Comité de normalisation. La mouture présentée à la presse mardi dernier n’a malheureusement pas rencontré l’assentiment des acteurs du football. Lesquels n’ont pas perdu de temps pour faire entendre leurs voix. En témoigne le front des contestataires qui s’est aussitôt mis en branle, au point de déboucher à la réunion de dimanche 27 juillet dernier à Yaoundé. En clair, l’Association des clubs d’élite du Cameroun (Acec), l’Association des clubs amateurs du Cameroun et le Syndicat des footballeurs camerounais (Synafoc) s’associent pour contester certains nouveaux textes, non sans suggérer ceux qu’ils estiment viables pour le relèvement du sport-roi au pays de Roger Milla. Suffisant pour comprendre que les échéances électorales n’auront rien d’une sinécure pour les normalisateurs, appelés à encadrer cette période que certains analystes présentent déjà comme le mois des longs couteaux. A preuve, concernant les associations de corps de métiers devant prendre part aux-dites élections, L’Acec, l’Acfac et le Synafoc s’opposent avec véhémence à l’introduction de nouvelles associations ayant voix au chapitre pour les prochaines élections et rappellent que « seules les associations des entraîneurs, des arbitres et des footballeurs pourront prendre part aux joutes électorales ». Et d’ajouter que seuls les clubs affiliés et ayant pris part effectivement au championnat de la saison 2012-2013 pourront participer auxdites élections. Tribunal arbitral du football Or, on sait que les aménagements apportés dans le code électoral, point d’achoppement des dernières joutes électorales, et dans les autres statuts de la Fécafoot n’attendent que la validation en assemblée générale du 14 août prochain pour entrer définitivement en vigueur. Au niveau de l’exécutif, les effectifs vont diminuer de moitié, passant d’une trentaine de personnes à 15, avec un président, deux vice-présidents et 13 membres. Quant à l’Assemblée générale, elle passe de 110 membres à 72 ; une commission du supporter et de l’animation a été également créée, faisant ainsi desdits supporters, des acteurs reconnus par les statuts de la fédération, et pourront bénéficier d’un certain accompagnement de la part de cette fédération. Une nomenclature que ne valident pas les contestataires. Réagissant au sujet de la création d’un Tribunal arbitral du football, cette instance juridictionnelle compétente pour trancher les litiges entre les clubs et leurs dirigeants y compris avec la fédération, Emile Onambelé Zibi, David Mayebi, Henri Mballa Ongolo, Domingo Akoué Apié et Cie s’opposent à sa mise en place et surtout à son implication dans la gestion du contentieux des prochaines élections au niveau fédéral. Car, expliquent-ils, « il est contraire à l’esprit et à la lettre de la loi du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun ». Primo Corvaro persona non grata L’Acec, l’Acfac et le Synafoc s’opposent également à la venue de Primo Corvaro au Cameroun pour la supervision du processus électoral du fait de son absence de neutralité manifestée lors des dernières élections annulées. L’homme qu’on présente comme les yeux et les oreilles de la Fédération internationale du football association (Fifa) à Tsinga, est accusé de partialité par les trois entités, qui entendent transmettre les résolutions de la réunion de Yaoundé à l’équipe que dirige Joseph Owona et toutes les instances intéressées par les questions liées à l’avenir du football camerounais. Quid de la non exécution par le Comité de normalisation des décisions de justice devenues définitives ? Les présidents de clubs exigent l’exécution immédiate et sans conditions desdites décisions à travers la réintégration des présidents des cinq clubs de Douala (Authentic Fc, Bandjoun Fc, Eugène Ekeke academy, Oryx et Jeunesse de Bonamoussadi Ndlr) encore injustement suspendus. Par ailleurs, ils exigent la « réintégration immédiate des 10 Clubs de l’Extrême-Nord suspendus depuis la moitié de la saison sportive2012-2013 pour avoir revendiqué l’application de l’équité sportive ». De quoi conforter certains candidats déclarés à la succession de Iya Mohammed qui peaufinent méticuleusement leur stratégie de campagne. 

 

 

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