Du sang pour les blessés de Boko Haram

Transporteurs et commerçants ont participé à la campagne de don de sang organisé hier par le Syndicat national des chauffeurs de transports périurbain et rural du Cameroun.

L’élan de solidarité manifestée à l’endroit des soldats au front contre la nébuleuse Boko Haram n’est donc pas que l’affaire des opérateurs économiques, des leaders politiques, des élus de la Nation ou des élites des 10 régions du Cameroun. Les transporteurs sont aussi entrés dans la danse. Au syndicat national des chauffeurs de transports périurbain et rural (Syntrapurcam), on a opté pour les dons de sang. Le président de ce syndicat, Prosper Essomba, explique qu’il ne s’agit pas un acte fortuit. « Le Syntrapurcam par rapport à la lutte que mène le Cameroun contre la nébuleuse Boko Haram, le Cameroun tout entier s’est réuni autour de son armée et de son chef.
D’autres ont donné des dons en nature. A notre tour, nous avons pensé que n’ayant pas d’argent ni de vivres à donner, nous avons décidé de leur offrir notre sang. Car, le sang sauve de nombreuses vies

aussi bien des militaires que des civils. Les victimes de la guerre en ont besoin dans les hôpitaux à cause de la guerre qui nous est imposée. Nous sommes persuadés que si la situation dégénère comme ailleurs, nous serons les premières victimes à cause de notre métier », dit-il. Hier à Yaoundé au cours de la cérémonie de lancement de cette initiative présidée par le ministre du Travail et de la sécurité sociale Grégoire Owona, tous les transports ont manifesté leur intérêt autour de la remise de leur sang.
En outre, en dehors des transporteurs, les acteurs du secteur informel tels que les petits commerçants, sont eux aussi entrés dans la danse. On les a aperçus en rangs serrés dans les chapiteaux qu’occupaient les équipes médicaux venus de l’hôpital militaire de Yaoundé et de l’hôpital pédiatrique de Ngousso. C’est le cas de Bella Olivier commerçant. « La situation de mon pays m’appelle à venir en aide aux soldats qui sont au front. Je dois leur faire comprendre qu’ils sont au front et nous sommes de tout cœur avec eux », souligne-t-il. La cérémonie de don de sang d’hier était encadrée par la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC). Pour son président Joseph Zambo Amougou, cette initiative intervient au lendemain de la célébration de la fête du travail le 1er mai dernier. «Nous constatons que c’est un succès total en terme de mobilisation des travailleurs du secteurs informel volontaires pour donner de leur sang pour les forces de défense et de sécurité, du Tchad et du Cameroun et des populations victimes de la guerre contre Boko Haram », martèle-t-il.
Après les prélèvements de sang, les examens seront effectués aux laboratoires et seul le sang pur sera remis à la disposition des forces de défense.