Des maires revendiquent 16 mois d’arriérés de salaires

Le cumul intervient après la signature du décret de 2015 portant statut et salaire des magistrats communaux.

Ils ne sont peut-être pas en grève mais ils tiennent à tirer la sonnette d’alarme. En effet, les maires des communes d’arrondissement de Douala, accumulent mois d’arriérés de salaires, peut-on lire dans Le Quotidien de l’Economie du lundi 12 mars 2018. Un cumul qui intervient après la signature en 2015 par le Premier ministre du décret du statut et salaire des magistrats communaux. Mais ce dernier n’a été appliqué que deux ans plus tard, précisément en janvier dernier.

« Depuis que le décret fixant les salaires des maires en 2015 a été signé, les maires jusqu’à aujourd’hui, comptent 16 mois d’arriérés de salaires. Pourtant c’est un décret qui devait être appliqué immédiatement. Mais curieusement, ce n’est qu’en janvier que les maires ont commencé à percevoir leurs salaires et les autorités compétentes n’ont pas tenu compte du rappel », explique Jean Robert Wafo, adjoint au maire de Douala 2e.

De ce qui précède, on constate effectivement que les 16 mois qui précèdent le début du paiement des salaires des maires, semblent être jeté aux oubliettes. Toutefois, la création du ministère en charge de la Décentralisation et du Développement local par le chef de l’Etat, semble apporter une lueur d’espoir aux magistrats municipaux. Pour eux, l’avènement de cette institution pourrait booster le processus de décentralisation au Cameroun en commençant par l’application de plusieurs décrets déjà signés peut-on lire dans le journal.

Il faut dire en effet que parmi les nombreux problèmes qui sont une épine dans le système de gestion des communes, se trouvent en bonne place, le statut du magistrat. Car en effet, « il n’y a pas de grille salariale unique pour les employés communaux », souligne un maire sous cape. Par ailleurs, plusieurs décrets signés demeurent à date non appliqués. Il s’agit entre autre du décret de 2011, fixant le smodalités de répartitions et reversement des impôts commununaux soumis à la péréquation et à la suite de laquelle 40% doit être affect aux communes d’arrondissements de rattachement.