Des diplômes pour 290 lauréats de la Faculté de médecine de Yaoundé

C’était au cours d’une cérémonie solennelle présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur vendredi dernier à Yaoundé.

L’amphithéâtre 700 de l’université de Yaoundé I s’est avéré exigüe pour contenir les 290 lauréats de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I (FMSB) et leur nombreuse famille venue partager leur joie vendredi dernier. C’est terminé les longues nuits d’études et bienvenue à la blouse blanche et au stéthoscope. Au cours de cette cérémonie présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), le Pr. Jacques Fame Ndongo, chancelier des ordres académiques, assisté de ses collègues André Mama Fouda de la Santé publique et de Marie Thérèse Abena Ondoa, de la Promotion de la Femme et de la Famille, le doyen de FMSB,  que le Pr. Jacqueline Ze Minkande a donné un bref aperçu de cette profession sur le terrain. « C’est un soulagement parce que sept ans de longues études, ce n’est pas facile surtout que nous étions la deuxième promotion de médecine bucco-dentaire à entrer à la FMSB. Aujourd’hui, c’est un sentiment de fierté », a indiqué Aboubakar Djalloh Thierno, lauréat. Dans la promotion 2015, on retrouve 115 médecins généralistes, 32 chirurgiens, 21 pharmaciens, 118 médecins spécialistes, 3 masters et 1 PhD.

A ces nouveaux diplômés, le Minesup a demandé d’appliquer scrupuleusement la science et de toujours conserver les acquis de la compétence.  « Nous insistons plus sur la qualité de la formation. La quantité c’est bien, mais la qualité c’est encore mieux parce que la vie est le bien le plus précieux », a ajouté le Pr. Jacques Fame Ndongo. Il les a invités à une probité morale sans faille. «  Ce ne sera pas facile parce qu’il y aura beaucoup de tentations de la cupidité, de la médiocrité c’est-à-dire toutes choses qui conduisent à s’enliser dans les acquis et la tentation, de la malhonnêteté. Mais, nous leur avons rappelé que le patient est celui qui souffre et qui a besoin d’être encadré aux plans physiologique, psychique et mental. J’espère que sur le terrain, ils donneront pleine satisfaction partout où besoin sera », a-t-il conclu.

Dans l’exercice de leurs fonctions, les lauréats ont émis le vœu de voir l’amélioration du plateau technique dans les hôpitaux. « Nous souhaitons que l’Etat camerounais trouve des solutions aux problèmes d’infrastructures notamment dans le secteur qui est le nôtre : la radiologie. Car la radiologie est un secteur-clé dans le diagnostic et la prise en charge du malade », a souhaité le Dr Magloire Semé, radiologue.