Déguerpissement:Le préfet du Wouri envoie une famille dans la rue

C’est sous la menace des engins du génie militaire, que la famille Djameni a passé les fêtes de fin d’année. Et pour cause,  la communauté urbaine de Douala, avec l’appui du préfet du wouri a ordonné le déguerpissement de plusieurs familles au lieu dit Bonewonda à Déido.

“Tous ceux dont les maisons ont été cassées font comment d’après vous?”  lance un rien dédaigneux l’adjoint du préfet, à la famille Djameni. A l’évidence, la famille éponyme s’oppose depuis le début du déguerpissement ordonné par le préfet du Wouri, Nasseri Paul Béa. Non sans brandir aux autorités, le titre foncier  N°2115 du 29/09/1991. “ Je ne suis pas concernée par ces casses” crie à tue tête,  dame Djameni Marie pascale. Même si, elle avoue avoir consenti à laisser les engins de la CUD détruire une partie de son habitation. “Les topographes de la  CUD  ont laissé entendre, que ma dépendance était sur leur tracé.

Mais alors qu’elle croyait le problème résolu, que ne sera-t-elle pas surprise de revoir les engins  du génie militaire devant sa porte le 23 décembre 2013.  En effet, les techniciens de la CUD sonr revenus à la charge. Pour ces derniers, toute la zone doit être ratissée, y compris le domicile des Djameni.  Une décision prise, peu après le passage du préfet du Wouri, Nasseri Paul Béa. “ Que vais je devenir ? O

Épuisée, mais déterminée, la concernée qui est par ailleurs,  conseiller municipal à Douala 5ème veut continuer de croire que le Cameroun est un pays de droit qui protège ses citoyens. Puisque,  le titre de propriété,  qu’elle n’a cessé de présenter aux autorités,  montre à suffisance, qu’elle a eu le  droit de bâtir à cet endroit précis. Or, informée de l’aménagement du tronçon de Bonewonda,  un prolongement du boulevard de la république, qui devrait résoudre à coup sûr,  la question du désengorgement de l’axe Bépanda-Bonamoussadi,  cette dernière aurait accepté de céder une partie de son terrain.

“Je ne comprends pas l’acharnement des pouvoirs publics à me chasser de cet endroit.  Et même s”il faille,  que  je m’en aille, qu’il me dédommage, comme cela a été le cas pour plusieurs ” . Selon des avis recueillis auprès des riverains,  tous avaient été informés du prolongement du boulevard de la république. Cependant,  les familles jouissant d’un titre de propriété, auraient perçu des prébendes représentant les frais de dédommagement. Toutes choses,  qui auraient faciliter le déguerpissement des populations de la zone sus citée.   D”autres sources nous indiquent,  que le terrain querellé, bien que n’étant pas sur  le tracé de la CUD, ferait l’objet de convoitise de certains opérateurs économiques. notamment ceux du secteur pétrolier. Le lieu serait également un endroit stratégique pour l’implantation d’un micro finance.

Madame Djameni qui croit connaître le nom de son persécuteurs, regrette que l’autorité administrative, sensée protégée les plus faibles,  fasse prévaloir la loi du plus fort.

ù vais je aller avec mes enfants? ”, martèle Marie Pascale Djameni sous une colère à peine voilée . “Je veux bien quitter cette habitation, mais que je sois dédommagée comme tous les autres”,  poursuit-elle de guerre lasse.

 

camernews-Casse-Yde

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