Défendre les chrétiens contre l’Etat islamique

Des organisations islamistes, sous des drapeaux variables, impriment, depuis plusieurs années, leur tempo à l’actualité de la planète, et font régner la terreur sur les populations de pays où, des siècles durant, ont prospéré de brillantes civilisations. Leurs vidéos répandent, dans le monde entier, le spectacle de leur folie de mort et de destruction. Leur offensive s’élargit sans connaître de frein. En Afrique, depuis avril 2011, les attentats-suicides de Boko Haram dans des églises. Dimanche dernier, en Libye, vingt-huit coptes éthiopiens massacrés face à la Méditerranée. Hier, à Paris, un projet d’attentat contre des églises de la banlieue parisienne. Partout sous la menace des islamistes, les chrétiens, mais aussi tout ce qui peut témoigner du génie de l’homme et de sa transcendance.

A Nimroud, l’Etat islamique a envoyé ses bulldozers contre les monuments de l’ancienne capitale assyrienne. A Hatra, l’Etat islamique a mis en scène ses combattants s’attaquant à l’ancienne cité parthe. A Ninive, il a détruit la mosquée et le mausolée du prophète Jonas. A Mossoul, il a organisé l’un des plus grands autodafés de l’Histoire.

« Nous aussi, nous avions, dans notre couvent de Mossoul, me dit Najeeb Michael, un Père dominicain irakien, des manuscrits sur toutes les religions du Moyen-Orient, plus de 40 000 livres imprimés, des incunables. Le couvent a été attaqué par des fondamentalistes, et nous avons été obligés de quitter Mossoul en 2007 pour Karakoch. Nous avons organisé le déménagement, c’était énorme, pendant six mois, dans la discrétion