Décentralisation: Pour le maire de Yaoundé II, Luc Assamba, c’est l’argent qui manque le plus

Dans une interview accordée au quotidien Mutations édition du 12 août 2015, le maire de l’arrondissement de Yaoundé II se prononce sur la mise en œuvre du processus de décentralisation au Cameroun.

Décembre 2015 est la date buttoir donnée aux différents départements ministériel pour se conformer aux exigences de la décentralisation. A quatre mois de cette échéance, bon nombre de ministère n’ont pas encore conféré certains pouvoirs aux communes. Pour le maire de Yaoundé II, c’est l’argent qui fait défaut. « L’Etat a transféré une partie de ses compétences, mais nous attendons toujours les moyens », confie-t-il.

Monsieur le maire avoue cependant que « le transfert de compétences n’est pas un long fleuve tranquille partout ». Ainsi l’exemple qui pourrait venir de sa commune n’est lié qu’à un ensemble d’atouts qu’il dispose : « Ici à Yaoundé II, j’ai eu la chance de bénéficier de la présence de toutes les entités qui assurent ce transfert. En plus de cela, j’ai des acteurs privilégiés pour ce travail tels que les ingénieurs et des concepteurs. En fait, tout le monde qui concourt au véritable transfert de cette décentralisation ».

Pour Luc Assamba, la lenteur observée peut s’expliquée par le fait que « l’Etat met un pas après l’autre pour s’assurer qu’il n’y aura pas de dérapage. Il est conscient qu’on ne peut pas se lancer à l’aveuglette au regard du problème d’argent qui n’est toujours pas disponible pour tout le pays (…) Le Cameroun est un pays en voie de développement qui manque de moyens et de ressources, mais dont l’objectif principal est son émergence à l’horizon 2035. A partir de ces détails, il n’est pas évident de gérer le budget de l’Etat et de tenir compte de la décentralisation ».

D’après la Loi d’Orientation de la Décentralisation (Loi N° 2004/017 du 22 juillet 2004), en sont Chapitre III traitant des implications financières du transfert des compétences, il est institué une dotation générale de la décentralisation destinée au financement partiel de la décentralisation. La loi de finances fixe chaque année sur proposition du gouvernement, la fraction des recettes de l’Etat affectée à la dotation générale de la décentralisation.  Pour les 10 milliards prévus pour cette année, les compte des mairies de sont pas encore fournis, fait savoir Mutations.