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Cyrille Sam Mbaka, Premier vice-président national de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC): «L’opposition camerounaise peut se retrouver dans la même situation que l’opposition gabonaise»

Cyrille Sam Mbaka, Premier vice-président national de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC): «L’opposition camerounaise peut se retrouver dans la même situation que l’opposition gabonaise»

L’élection présidentielle qui s’est déroulée au Gabon il y a peu interpelle les Camerounais à plusieurs titres.

Cyrille Sam Mbaka, Premier vice-président national de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) est d’avis que pour l’élection présidentielle prévue au Cameroun en 2018,  l’opposition camerounaise doit se trouver un candidat unique tout en ayant des règles consensuelles. Il faudrait selon lui, «répertorier les besoins existentiels des Camerounais pour lesquels les populations sont en grande difficulté et le fondre dans un programme politique, dans un projet de société actualisé, puis commun. La nouvelle dynamique devra fédérer les structures politiques avant, pendant et après les élections à travers la mise sur pied d’un Gouvernement de veille (…)», peut-on lire dans La Nouvelle Expression du 3 octobre 2016.

Ainsi, souligne le Premier Vice-président de l’UDC, cette nouvelle approche politique passera par le recensement général des populations, la révision de la Constitution, la mise en place du Conseil Constitutionnel, les inscriptions massives sur les listes électorales, la fusion des listes électorales, la mise en commun des moyens financiers, le choix du candidat le plus représentatif en fonction des critères préétablis capables de porter le plus loin possible les chances d’une opposition unie et soudée.

Cyrille Sam Mbaka soutient que pour convaincre les électeurs de participer activement au processus électoral, «il faut une éducation massive. Les Camerounais électeurs doivent se sentir impliqués, sinon, on va se retrouver dans une situation similaire à celle du Gabon, où les dissidents du RDPC deviendraient de nouveaux opposants. Ce sera la faute de l’opposition qui n’aura formé la population à la citoyenneté. Le combat de l’opposition ne peut pas réussir si les citoyens ne sont pas partie prenante».

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