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Crise post-électorale : des gabonais se réfugient au Cameroun

Crise post-électorale : des gabonais se réfugient au Cameroun

La famille du Préfet du département du Ntem et un président de parti politique de l’opposition ont fui leur pays.

Les troubles en contestation des résultats de l’élection présidentielle au Gabon, avec la victoire proclamée du chef de l’Etat sortant Ali Bongo Ondimba devant Jean Ping ne cesse de faire des victimes. La famille du préfet du département du Ntem, province du Woleu Ntem en République gabonaise en a payé les frais. Elle se trouve  actuellement en terre camerounaise.

Cette famille a été évacuée d’urgence au Cameroun pour des raisons de sécurité. Le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle gabonaise avec l’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba, les manifestants qui contestaient cette victoire dans la ville de Bitam, chef-lieu du département du Ntem, ont pris d’assaut la résidence du préfet et l’ont saccagé, à en croire une source à l’Emi-immigration de la région du Sud Cameroun à Ebolowa.

Outre la famille du préfet du département du Ntem en République gabonaise, la même source à l’Emi-immigration signale l’entrée au Cameroun, d’un leader de parti politique de l’opposition gabonaise fuyant la crise post-électorale de son pays. D’après notre source, cet opposant gabonais a trouvé refuge au Cameroun. L’opposant gabonais ayant d’abord séjourné à Kyé-Ossi avant de se rendre à Yaoundé sur invitation d’un de ses amis au Cameroun. La frontière terrestre entre le Cameroun et le Gabon par Kyé-Ossi et Abang-Minko’o a également été rouverte hier matin, mardi, 06 septembre 2016. Depuis vendredi, 26 août dernier, la veille de l’élection présidentielle gabonaise, elle était fermée.

Dès la veille de cette élection, plusieurs ressortissants camerounais vivant au Gabon ont décidé de quitter momentanément leur pays d’adoption, le temps d’une élection. Réaction normale, affirme Junior Nkoulou, conseiller municipal à la commune d’Efoulan dans le département de la Mvila. C’est une mesure de prudence parce que, quand ça dégénère dans un pays étranger comme le Gabon, « les premières cibles visées sont souvent les ressortissants des autres pays comme Le Cameroun », analyse-t-il. « Ce qui se passe au Gabon ne saurait nous laisser indifférent.

Ce d’autant  plus que ce pays est voisin du Cameroun. Les problèmes de sécurité que peut connaître ce pays voisin partageant plusieurs kilomètres des frontières avec le Cameroun dans la région du Sud, ont forcément un impact sur le nôtre », ajoute Sévérin Minko, transporteur sur la route Ebolowa Abang-Minko’o, à l’occasion de la présidentielle gabonaise.

Le transporteur ajoute que, « le volume d’échanges entre les deux pays voisins au marché frontalier d’Abang-Minko’o est important. Les Gabonais viennent s’y approvisionner en vivres frais ».

Or depuis la fermeture de la frontière pour cause d’élection, le volume d’échanges a baissé au marché frontalier d’Abang-Minko’o. Au grand malheur des commerçants camerounais qui perd ainsi d’importantes recettes de sa riche clientèle gabonaise. Outre les échanges économiques, Sévérin rappelle que, le Gabon abrite une importante communauté camerounaise. Avec ce qui se passe au Gabon, ces Camerounais ont eu raison de quitter ce pays.

 

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