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CORRUPTION : JEAN JACQUES EKINDI S’ATTAQUE AUX MAGISTRATS

CORRUPTION : JEAN JACQUES EKINDI S’ATTAQUE AUX MAGISTRATS

D’après celui qui déclare que tout ce corps est pourri, il est temps que le peuple camerounais se réapproprie sa justice.

«La justice est rendue au nom du peuple camerounais. Les magistrats de siège ne relèvent dans leurs fonctions juridictionnelles que de la loi et de leur conscience. Ainsi les présidents, magistrats, procureurs, présidents de cour, juges, du plus petit au plus grand, sont des mandataires, chargés de rendre justice au nom du peuple. Ils doivent se soucier de l’opinion du peuple qui est leur mandant. Les jugements de cour doivent se conformer aux lois  de la République votées par les représentants du peuple siégeant au parlement. Ils doivent également être en harmonie avec les valeurs morales et sociétales qu’exprime l’opinion publique(…)».

C’est par ces propos introductifs que Jean Jacques Ekindi, le président du Mouvement progressiste (Mp) qui a organisé une conférence de presse mercredi 25 mars 2015 dernier à Douala pour dénoncer la corruption qui gangrène le milieu de la justice camerounaise, a accueilli les hommes de médias présents ici.

D’après celui qui déclare ne pas parler au nom du parti dont il est le président, il affirme lui aussi payer les frais de cette justice qui selon lui, «est pourrie par la corruption du plus haut c’est-à-dire de la Cour Suprême au plus bas au niveau,  c’est-à-dire dans les tribunaux».

Racontant les péripéties de l’affaire d’une éviction forcée encore pendante devant les tribunaux qui l’oppose à Claude Bricard, un partenaire d’affaires décédé à Monaco le 4 décembre 2013, celui-ci déclare ne pas comprendre comment «des personnes mortes peuvent poser des actes judiciaires». Pour ce responsable politique qui dénonce un cas de corruption dans cette affaire, il est temps que la justice camerounaise soit juste. «La lutte contre la corruption requiert la contribution, l’engagement  de tous. Les jugements, les arrêts, les ordonnances  iniques manifestement frappés au sceau de la corruption doivent être dénoncés. Les justiciables doivent être assistés surtout ceux qui ne peuvent pas se payer les services d’un avocat», déclare  Jean Jacques Ekindi.

A la question de savoir si son action ne vise pas à  médiatiser son procès ignoré par les médias et influencer par conséquent les juges chargés de la juger, l’honorable Ekindi a fait comprendre que les procès sont publics au Cameroun comme partout ailleurs. Ce qui signifie qu’ils peuvent être portés devant les médias qui  choisissent d’en parler où non. Pour lui, le rôle de la presse est de porter des faits à l’attention de l’opinion. «Tous les cas d’injustice doivent être dénoncés par la presse pour que cela change. Chaque fois que quelqu’un est hors la loi, la chose qu’il craint le plus  c’est qu’on le sache», déclare Ekindi. Pour  lui, les injustices commises dans le cas de son procès ne sont qu’un exemple pris parmi tant d’autres qui se produisent au quotidien dans nos tribunaux.

Pour dénoncer cette injustice qu’il y a dans la justice camerounaise et d’avantage la corruption qui plombe le déroulement normal de cette justice-là, celui-ci lance un appel pour la création  par la société civile, d’une association devant dénoncer toutes ces injustices là.

 

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