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Commutation de peines : Premières révélations sur la libération de Michel Thierry Atangana

Commutation de peines : Premières révélations sur la libération de Michel Thierry Atangana

Le Président de la république Paul Biya a tranché. Entre le « dilatoire » des magistrats  et l’arrogance de ses collaborateurs qui ont fait circuler nombre balivernes sur cette affaire occultant sciemment une quelconque possibilité de libération du Français malgré la promesse ferme sur le perron du Président Français d’une réelle possibilité après concertation avec son homologue camerounais, le rouleau compresseur évoqué vient de perdre le « combat » devant le compacteur déployé par la France au travers de ses réseaux.

Comment se passera la procédure d’application du décret N°2014/058 du 18 Février 2014 et quelle suite à donner à cette affaire qui est loin d’avoir fourni ses surprises ? Les premières révélations se dévoilent. Le Ministre, Secrétaire General de la Présidence de la république Ferdinand Ngoh Ngoh dans un communiqué lui, a parlé de « mansuétude et d’humanisme » dont à fait preuve le Chef de l’Etat dans la publication de ce décret.

D’après plusieurs experts, cette commutation de peines signée par le Chef de l’Etat est de l’inédit car pour une première de notre histoire des détourneurs de deniers publics seront graciés alors que Paul Biya jusqu’ici n’a jamais cessé de prôner une politique de lutte contre les prédateurs de la fortune publique.

Comment se fait-il donc qu’il soit arrivé à une telle extrémité ? Plusieurs médias tant nationaux, africains comme internationaux parlent de pression. Celle-ci ayant pesé sur le frêle dos du Cameroun et de son Chef de l’Etat après la production du rapport du Haut commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme, n’a pas concouru pour une prise de décision souveraine dans cette affaire.

Michel Thierry Atangana présenté désormais comme une personne importune pour le régime Biya aura donc a cet effet su faire flancher le pouvoir, entrainant dans cette « bourrasque » d’autres prisonniers de luxe qui n’en demandait pas mieux à l’instar de Mounchipou Seidou, Joseph Desiré Engo, Emmanuel Gerard Ondo Ndong, etc.

Légère « opacité » sur sa libération

 

D’après les avocats de Michel Thierry Atangana, la libération de leur client devait avoir lieu le Vendredi 21 Février 2014 ; mais contrairement à la partie opposé qui dans un sursaut désespéré ne voudrait pas voir cette affaire se terminer ainsi, plusieurs indiscrétions évoqueraient un probable « torpillage » du dossier de grâce présidentielle par les acteurs chargé de l’application qui pourraient donner le prétexte de vouloir au préalable bien étudier les contours de ce décret avant de procéder à l’exécution. Si l’on s’en tient à cette logique, les accusés pourraient encore voir leur séjour « indéfiniment » prolongé dans des geôles devenu insupportable pendant quelques jours encore au Secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie devenu par la force des choses une prison secondaire.

De l’autre côté, la France mère patrie du Français Michel Thierry Atangana Abega se préparerait comme pour les libérations d’otages Moulin-Fournier et Georges Vandenbeush, à recevoir en grande pompe leur ressortissant lorsqu’il aura foulé le sol de l’aéroport.

Fort de ce constat, il serait probable que dans un « nuage opaque » de calculs sibyllins, les thuriféraires de Paul Biya ne pourraient manquer de semer le trouble et le doute devant cet acte hautement salutaire après l’injonction du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme. Mais, sans compter sur la pugnacité à faire triompher le droit, ceux-ci risque encore de mordre la poussière en voulant poser des actes de rébellion.

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