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Comment Paul Biya condamne l’inertie et l’immobilisme tout en étant le grand chantre et le promoteur

Comment Paul Biya condamne l’inertie et l’immobilisme tout en étant le grand chantre et le promoteur

Alors que le président de la République a revu son almanach diplomatique en avril dernier,  le poste d’ambassadeur du Cameroun en Espagne reste  étonnamment  vacant sur les faits, depuis la nomination le 1er septembre 2010, de Martin Mbarga Nguelé (84 ans) comme délégué général à la sûreté nationale (Dgsn).

Le royaume d’Espagne, disent les statistiques, est le plus grand  client (devant la royale France) des exportations du Cameroun. Selon celles-ci, le pays de Juan Carlos, est la destination de 17% des marchandises vendues à l’extérieur par le Cameroun. Mais curieusement, Paul Biya depuis le 1er septembre 2010 qu’il a nommé Martin Mbarga Nguelé comme Dgsn, le poste d’ambassadeur du Cameroun en Espagne, reste toujours « occupé » par ce dernier qui en est toujours le chef de la représentation diplomatique.

Le remue ménage opéré en avril dernier,  a vu Lejeune Mbella Mbella qui jusque là avait cumulé son poste de ministre des Relations extérieures auquel il avait été promis le 02 octobre 2015, avec le poste d’ambassadeur du Cameroun en France jusque-là occupé, remplacé. Aucun remplacement pour le poste d’ambassadeur du Cameroun toujours occupé par Martin Mbarga Nguelé, en dépit de sa nomination le 1er septembre 2010 comme Dgsn.

Âgé de 84 ans, et officiant comme ministre de la Police (un corps aussi vaste  que sensible), Martin Mbarga Nguelé serait-il par une alchimie dont le régime Biya a seul le secret, l’ambassadeur du Cameroun en Espagne avec « résidence » à Yaoundé !? Comment donc, à l’instar de son discours à la nation du 31 décembre 2013, le président de la République, peut-il  alors,  tancer légitimement l’inertie et l’immobilisme ! Avec de nombreux postes importants qui restent inexplicablement « vacants », à cause des cumulards qui les occupent !  Des cumulards qui quoi qu’on dise, n’ont aucune présence effective à ces fonctions. L’on se demande enfin si, le Cameroun manque de personnes pouvant occuper ces postes vacants de facto.

C’est ainsi que depuis la nomination de Elung Paul Che comme ministre délégué auprès du ministre  des Finances le 02 octobre 2015 (poste que des indiscrétions disent le concerné bouder, ayant selon eux,  été contacté pour occuper le strapontin de Premier ministre), le poste de directeur général (Dg) de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) qu’il occupe toujours dit-on, n’a plus de fonctionnement optimal. Et que dire de ces anciens barons du régime qui cumulent des postes de président de conseil d’administration (Pca) de plusieurs structures publiques, à l’instar d’Amadjoda Adjoudi, Pca de l’Agence de régulation de marchés publics (Armp), et Pca de l’université de Ngaounderé ?

Bien avant, l’on avait connu le cas de Jacques Fame Ndongo qui pendant plusieurs années, avait cumulé le poste de ministre de la Communication, avec celui de recteur de l’université de Yaoundé 1. Bien avant lui, Peter Mafany Musongue qui cumula pendant plusieurs ans aussi, son poste de Premier ministre avec celui de Dg de la Cameroon development corporation (Cdc), le plus grand employeur après la fonction publique, avec dit-on, plus de 16 000 employés.

Avec ces quelques exemples venus à notre modeste mémoire (puisqu’il en est des centaines de cas), il est  clair et évident que le chef de l’Etat, n’a pas de légitimité pour condamner l’inertie et l’immobilisme dont il se trouve malheureusement être le  promoteur en chef,  au vu des faits énumérés.  Seul d’ailleurs un essai d’au moins 350 pages, offrirait des commodités de lecture pour mettre en exergue cette inertie et cet immobilisme (inconsciemment) exaltés par Paul Biya.

 

 

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