Chapelle sainte Thérèse d’Akok : monument historique

La paroisse, qui existe depuis les années 1920, retrace l’histoire du catholicisme dans la contrée

 

Pour recevoir  les sacrements, les habitants de Ngomedzap étaient obligés de se rendre à Ngovayang et Minlaba. Dans le souci de soulager la population, il était question de créer entre ces deux localités, une paroisse. Suite à la première guerre mondiale, les missionnaires allemands sont chassés du Cameroun. En 1923, avec l’arrivée de Mgr François-Xavier Vogt, le projet reprend vie, mais ne va pas se concrétiser. C’est deux ans plus tard que le père Gadoux, commis par l’évêque, sera chargé de mettre sur pied la paroisse. Le village Akok est son site d’implantation. En 1925, s’installe le premier curé en la personne de Jean Millier.
A ce jour, cette chapelle d’un âge avancé, tient encore debout. L’architecture rappelle celle des églises allemandes gothiques. A l’intérieur, l’aspect n’est pas des plus reluisants. Quelques bancs manquent, sur les vitraux des verres sont absents, la chaire où le curé avait l’habitude de prêcher, a perdu son lustre d’antan. Il en est de même pour le confessionnal. La paroisse a besoin de retrouver une seconde jeunesse. Cela n’empêche que des visiteurs y fassent un tour. Question de se plonger dans l’atmosphère de la paroisse et de l’imaginer lors de ses beaux jours.