Cameroun,Cop 21: Les solutions du Dr Adamou Ndam Njoya

Invité à participer à la conférence sur le climat COP 21 de Paris en France en tant que Maire de Foumban (Association des Maires Francophones (AIMF)), le Président de l’UDC lors des 21e Assises des Journées Républicaines des réflexions et d’Echanges de son parti politique a, en primeur, dévoilé le volet solution déjà adressé aux conférenciers pour trouver des réponses au changement climatique qui menace le monde actuellement.

Parlant de l’application des directives consignées dans les livres révélés, Dr Adamou Ndam Njoya présentera la solution idéale en un point central : « La crainte de DIEU, quelle que soit son obédience religieuse ». En respectant la nature qui nous a été offert depuis la création du monde entier « Chacun est responsable et notre objectif est de prendre conscience » arguera-t-il. Il va ainsi ajouter que si tous les hommes respectent la parole de DIEU, il y aura forcement un impact.

Lors de cette assise, l’on aura également noté la présence du Dr Ollivier Bilé de l’UFP, Sosthène Medard Lipot du MRC et Assene Mbatsogo du REPAR. Tour à tour, les intervenants auront éclairé le public de leurs connaissances. Concernant le REPAR, M. Assene Mbatsogo va préciser que le réseau des parlementaires travaille jusqu’ici sur la gouvernance forestière qui pourrait permettre de mieux gérer notre environnement. Ainsi l’éducation de la population sur les bonnes pratiques en collaboration avec les Elus locaux sont quelques unes des actions entreprises jusqu’ici.

Désormais, l’attention tournée vers Paris où le Bourget semble être le centre de toutes les sensibilités, l’on attend avec attention l’intervention du Chef de l’Etat Camerounais Paul Biya. Ayant quitté le Cameroun, il y a quelques jours, sa présence au côté d’éminents hommes de pouvoir du monde pourrait faire aboutir des résolutions importantes pour l’Afrique. Avant lui, le Président Macky Sall a déjà précisé que l’Afrique subit depuis des années les effets de la pollution des autres pays industrialisés.

Réactions

Assene Mbatsogo, représentant REPAR (Réseau des parlementaires)

« Un certain nombre de propositions ont été faites afin de lutter pour le réchauffement climatique. Des plaidoyers ont été menés au niveau de l’Etat pour un certain nombre de modalités. D’ailleurs le REPAR est à l’origine de plusieurs programmes de reboisement dans 7 régions du Cameroun. Nous préconisons de mettre en terre 5 à 10 000 arbres. Ceux-ci sont plantés par les parlementaires et plusieurs partenaires pour impulser la dynamique que l’on s’est fixé au départ pour réduire l’effet de serre au Cameroun. »

Adamou Ndam Njoya, Président UDC et Maire de Foumban. Invité à la COP 21

A la COP 21, qu’elle sera votre priorité ?

Arrivée à Paris je pense que je m’associerais à la réflexion qui sera faite par l’Association internationale des Maires Francophones (AIMF). Nous nous pencherons sur les problèmes d’environnement et ce que les localités peuvent faire. Parce que pour une fois depuis des années que ces rencontres ont eues lieu, il a été pris en compte les actions que les collectivités locales peuvent faire dans nos différents pays parce qu’en contact avec les populations au quotidien qui sont directement intéressés par les effets du changement climatique et qui peuvent aussi intervenir pour réduire le réchauffement par des actes que les populations peuvent poser chaque jour dans leurs vies en ce qui concerne l’environnement, les forêts et toutes les mesures qu’on doit prendre. Ceux qui souffrent bien entendu de ce réchauffement climatique sont les populations les plus pauvres qui résident dans nos villes.

Quelles sont les questions qui seront abordées à la COP 21 ?

Je tiens d’abord à préciser que c’est une rencontre des Chefs d’Etats du monde. Mais dans le cadre de notre regroupement, j’ai eu à réfléchir sur l’importance qu’il y a de développer la formation et l’éducation pour que les comportements même des populations changent car ils sont à la base du réchauffement. Cette éducation qui doit puiser dans différentes sources. Nos sources traditionnelles qui nous apprenaient à respecter l’environnement et qui peuvent varier d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. Ensuite les sources des livres révélés qui sont partagées à travers le monde que l’on soit chrétien protestant, catholique, réveillé, orthodoxe ou encore musulman. Il se trouve ainsi que les livres révélés sont lus, interprétés et appliqués à travers toutes les régions du monde. Les populations du monde en général lisent ses ouvrages voient leurs comportement dictés par ceux-ci. Maintenant appliqué à l’environnement, qu’elle peut-être leur comportement pour poser des actes en faveur de la réduction de la pollution ?

Nous avons également réfléchi sur les plantations de café et cacao qui ont une forte rétention en carbone. Dans la mesure où avec les arbres de couverture, ils constituent des ilots qui permettent d’avoir des feuilles qui retiennent le gaz carbonique. Si l’on peut donc avoir un financement international pour renforcer ces plantations dans les grands bassins caféiers africains, cela peut contribuer à limiter l’effet de serre et surtout à l’enrichissement des populations qui produisent. Pour moi ce sont des éléments simples mais qui peuvent contribuer de façon efficace et efficiente à la réduction du réchauffement climatique. Voilà les éléments préoccupant développés et envoyés à la COP 21 pour réflexion et qui pourraient trouver des oreilles attentives.

Monsieur le Maire de Foumban en faisant référence à l’application des directives des livres révélés pour lutter contre le réchauffement climatique, est-ce vous ne pensez pas prêcher dans le désert ?

Je ne pense pas prêcher dans le désert. Vous savez les gens deviennent de plus en plus conscients qu’il existe un problème réel sur la terre. Que ce sont les comportements humains qui sont à l’origine du réchauffement climatique. Auparavant plusieurs pays comme l’Inde, la Chine, les USA et j’en passe ne voulaient rien entendre de cette alerte. Les grandes religions du côté des chrétiens avec le message de Sa Sainteté le Pape François ou les messages de musulmans ou ceux des Bouddhistes ou des Indous, tous vont déjà dans ce sens à savoir préserver l’environnement à tout prix. En plus de cela, ces religions encadrent des populations importantes. Vous vous imaginez si ces populations vivent selon les règles leurs religions ! Cela ne pourrait que donner un résultat satisfaisant. Encore que nous ne prêchons pas dans le désert car c’est un idéal qui peut être atteint.

Le changement climatique à un impact sur la santé. Il faudrait que nous prenions conscience que chacun doit poser des actes qui conduisent à la réduction de ce qu’il est convenu d’appeler l’effet de serre. Par exemple en protégeant les forêts autour de la ville, en évitant de couper tous les bois dans la forêt, en ayant des foyers améliorés qui permet de ne pas utiliser beaucoup de bois. Pour respecter l’environnement, il faut aimer planter de fleurs, etc. Ce n’est pas à Paris ni dans un autre pays que cela doit être mis en application. A Paris, nous y allons pour apprendre ce que les autres font de bien afin de revenir l’appliquer chez nous. La véritable préoccupation c’est de nous organiser en Afrique et au Cameroun