Cameroun – Transport urbain: Ngaoundéré attend «le bus»

Annoncé pour desservir les artères de la ville le 10 juin dernier, il a été renvoyé à une date ultérieure à cause des actes de vandalisme.

 
Le communiqué de la communauté urbaine est lu depuis plus d’une semaine sur les ondes des radios locales de la ville de Ngaoundéré. « Des individus non identifiés vandalisent les arrêts bus apposés par la communauté urbaine. Nous appelons les populations au sens du civisme en dénonçant ces fauteurs de troubles », stipule-t-il. Pourtant, compte tenu des difficultés que rencontrent les populations ainsi que les étudiants de la ville universitaire de Dang, la communauté urbaine a en partenariat avec un opérateur local mis sur pied un projet de transport en commun par bus, comme dans les métropoles.

Quatre bus d’une capacité chacune de 40 places sont déjà disponible. Ils vont se déployer sur trois ligne de 6h30 à 18h. Les deux premières lignes sont dans la ville. La troisième ligne est dédiée à l’axe Ngaoundéré-Dang, la ville universitaire situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville. « Une ligne privilégiée » sera accordée à personnes âgées et vulnérables. « C’est un ouf de soulagement. Car avec les taxis, il fallait se serrer comme des sardines. Nous fondons beaucoup d’espoir sur ce projet puisque les prix varient de 150 et 200 F, alors que par le passé nous déboursions jusqu’à 500 F pour le même trajet», se réjouit Moussa Bouba, étudiant en Histoire à l’université de Ngaoundéré.

Cette idée qui est unique en son genre dans la partie septentrionale a reçu un accueil favorable auprès des populations locales. Au point de piaffer d’impatience chaque fois qu’ils entendent un report au démarrage. « C’était prévu pour la 04, puis le 10 juin 2016, mais des raisons indépendantes de notre volonté se sont présentés », indique Ali, cadre à la communauté urbaine de Ngaoundéré. Malgré ces désagréments au démarrage, Hamadou Dawa, le premier magistrat municipal de la ville reste toutefois confiant sur la suite. « Toute œuvre humaine nécessite la patience et la persévérance. Nous tiendrons avec le soutien de l’Etat, les populations locales, ainsi que des partenaires privées », nous a-t-il confié.