Cameroun – Renouvellement: Tout est à reprendre à Yabassi

Messanga Nyamnding (comité central) contre Nyamsi Martin (militant de base). Un vote sur haute sécurité…

Le parti du flambeau ardent, jamais en retard d’une contradiction, a décidé d’annuler le vote du 27 novembre 2015, alors que la cause était déjà entendue pour le camp du professeur Nyamnding Messanga Charlemagne Pascal, membre du Comité central du Rdpc, devancé par la liste Nyamsi Martin, un militant de base qui a réalisé un écart qualifié « d’abyssal » de l’ordre de 70% dans 6 bureaux de vote sur 9. Au total 1766 voix contre 609. Les opérations devaient se terminer jeudi dernier dans les trois pôles restants Badjop/Ndogpenda ; Yabassi 2 nord ; vallée 1, mais le parti a brusquement décidé l’annulation du vote qui reprend donc aujourd’hui. La veillée d’armes a eu lieu jusqu’à ce petit matin dans les états-majors des camps rivaux. Entre Messanga Nyamnding et Nyamsi Martin, on joue « la belle» en ce jour de mardi dans la ville phare du Nkam.
Difficile de

savoir ce qui a bien pu motiver la décision du Comité central qui engage là sa responsabilité en cas de troubles à l’ordre public, dans une contrée qui ressent très mal l’arbitraire et l’a déjà fait savoir en 2013 en faisant battre le Rdpc à plate couture par un parti anonyme. Ce sont les mêmes militants restés dans les rangs qui ont donné la semaine dernière, des indications claires sur leur choix, en disant non au parachutage des candidats venus de Yaoundé contre les militants de base. Pour aplanir les difficultés, Camille Ekindi, le nouveau président de la commission de supervision locale qui remplace Esseck Sany David essaye depuis le week-end d’arrondir les angles pour asseoir un minimum consensuel.
Ainsi, une séance de travail à réuni les commissions et les deux camps de camarades en compétition dimanche dernier de 22 heures à 2 heures du matin à l’hôtel Titina de Yabassi.
Le sommier adopté pour cette reprise du vote est, dit-on, celui des présidents de comité de base. Quelques médias avaient été conviés comme observateurs pour assister à l’ultime confrontation entre les deux camps. Le départ des journalistes prévus hier lundi a 6 heures a été annulé au dernier moment pour des raisons de disponibilité budgétaire, avance-t-on. Adieu rafraichissements et per diem prévus. La confrontation électorale se fera à guichets fermés…