Cameroun : Réaménagement : l’upc peut-il entrer au gouvernement ?

Le parti des nationalistes, allié historique du Rdpc qui traverse aujourd’hui une zone de turbulence se prédispose à accompagner le parti du flambeau à atteindre ses objectifs.
L’Union des populations du Cameroun (Upc) faction Kodock, que défend aujourd’hui, le Pr Jean Bahebeck veut marquer son retour sur la scène politique nationale. Pour cela, ce parti politique veut conquérir des nouveaux espaces et compte s’ouvrir à la jeunesse pour assurer sa survie politique. Depuis la mort d’Augustin Frederick Kodock, secrétaire général de cette faction, aucun membre de l’Upc n’a encore séjourné au gouvernement.
Pourtant, ce parti politique est un des alliés des premières heures du Rdpc. Son soutien significatif a largement contribué à l’enracinement du Rdpc face à une opposition qui marquait des points sur le terrain notamment le Social Democratic Front(SDF) de John Fru Ndi. Cette faction dite contemporaine ou de Kodock, a fait un arrêt sur son alliance avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. Cette relation du vivre-ensemble, selon les militants de cette tendance, repose sur la convivialité et le pardon. «Le Rdpc n’est pas un parti ennemi et l’UPC assume cela. Nous voulons rappeler au Rdpc qu’il faut toujours se souvenir de la première épouse, l’Upc est partenaire de la durée et non circonstanciel », indiquait l’honorable Robert Bapooh Lipot, député à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, ce n’est pas la matière grise qui manque. Le parti dispose d’un réservoir incalculable de jeunes bien formés qui peuvent valablement mettre leur expertise au service de l’Etat par leur entrée au gouvernement ou encore par des nominations à des postes importants de responsabilité. Certes, l’UPC n’est plus cette foudre de guerre contrairement à certains partis politiques qui disposent d’un nombre confortable de députés à l’Assemblée nationale, au Sénat et également des conseillers municipaux.

Mais toujours est-il que le parti des martyrs qui assume un héritage historique est toujours disponible à se mettre au service de l’Etat. Partout où l’UPC est implantée. Dans la ville de Meinganga par exemple des jeunes tels que Mohamadou Awal, très actif, contribue à la lutte contre le sous-développement dans le département du Mbéré. Il a fait ses preuves en militant dans le comité de base Haoussa, ensuite comme président du comité de base, vice-président de la section puis président de la section avant de devenir coordonnateur de l’UPC dans l’Adamoua, le Nord et l’Extrême-Nord. On dit d’ailleurs que ce département n’a jamais bénéficié d’un poste au gouvernement.
Il est question aujourd’hui qu’à défaut que le Nyong et Kellé bénéficie d’un poste au nom de l’UPC, que le Mberé puisse en bénéficier. Le plus important étant que le parti du crabe retrouve sa verve et sa place de choix auprès de son allié qu’est le Rdpc avec qui ils mènent au quotidien des combats communs sur la lutte contre la pauvreté et le sousdéveloppement.

Au moment où on parle de plus en plus d’un probable remaniement ministériel, il serait peut-être intéressant que le président de la République fasse confiance aux militants de l’UPC pour lui donner un coup de main dans son projet de faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035.