Cameroun – Paludisme: Le Directeur de la pharmacie, du médicament et des laboratoires, interpelle l’opinion nationale au sujet du message qui présente une liste de médicaments supposés, retirés du marché de l’Union européenne

Pour le Dr Aristide Ateba Etoundi, il s’agit d’une manipulation.

Après plusieurs mois de circulation sur la toile, les autorités sanitaires approchées par le quotidien Mutation du 28 juin 2017 attirent aujourd’hui l’attention des internautes sur la désinformation contenue dans le fameux message indiquant une liste de produits qui auraient été retirés du marché de l’Union européenne. Lesdits produits étant utilisés dans la lutte contre le paludisme. Le Dr Aristide Ateba Etoundi Directeur de la pharmacie, du médicament et des laboratoires est clair et ferme. Ce message reçu par de nombreux internautes n’est qu’une manipulation. «Il faut que l’on sache que l’épidémiologie en zone européenne est différente de celle de l’Afrique subsaharienne. Les antipaludiques ne sont pas des médicaments de première nécessité en Europe, parce que le paludisme n’y sévit pas. Il est donc tout à fait normal que certains produits ne soient pas utilisés là-bas, mais au Cameroun», explique-t-il.

Le fameux message objet de confusion, présente une liste d’une quarantaine de produits.

La liste des produits supposés retirés du marché(c) Mutations

Et certains professionnels de la santé indiquent que la plupart de ces médicaments ont une molécule. Répondant à la question de savoir quel traitement est adapté au Cameroun dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le Dr Aristide Ateba Etoundi déclare «c’est une vieille liste qui a circulé en 2010 sur les réseaux sociaux. Elle présente des médicaments constitués d’une seule molécule, tandis que le guide de prise en charge du Cameroun a exclu la monothérapie dans le traitement du paludisme par voie orale. Les prestataires prescrivent des produits composés d’au moins deux molécules et plus permettent de lutter efficacement contre les différentes formes du paludisme. Nous avons constaté que les patients souffrent de cette pathologie qui est la première cause de mortalité chez les enfants développaient des résistances aux monothérapies».