Cameroun – Opération Épervier: Après l’arrestation d’Amadou Vamoulké, voici les prochaines cibles du Tribunal Criminel Spécial

Messengue Avom, Robert Nkili, William Sollo et Bekolo Egbe ont également été convoqués  vendredi dernier au Tribunal Criminel Spécial (TCS).

Vendredi 29 juillet, en fin de matinée, dans la salle d’attente du juge d’instruction du Tribunal Criminel Spécial (TCS), étaient convoquées plusieurs personnalités en attente de leur comparution devant le tribunal. Selon Le Messager du mardi 2 août, il s’agit de Bernard Messengue Avom, ancien Ministre des Travaux Publics; Robert Nkili, ancien Ministre des Transports; Bruno Bekolo Egbe, ex-Recteur de l’Université de Douala et enfin de William Sollo, ancien Directeur de la Cameroon Water utilities.

En effet, au sein de la chancellerie, mais aussi des services de renseignements, des voix bruissent depuis quelques semaines sur des interpellations de ces hauts responsables. Dans «le chapitre des dossiers bouclés qui n’attendent que le ok de la hiérarchie», figure Messengue Avom, ancien Ministre des Travaux publics  à qui il est reproché la gestion du projet de construction de la route Ayos-Bonis dans la Région de l’Est alors qu’il était à la tête du ministère des Transports.

À sa suite, Robert Nkili, ancien Ministre des Transports. En ce qui le concerne, le TCS voudrait voir clair dans la gestion de la flotte d’une éphémère compagnie aérienne dans laquelle il aurait injecté un capital alors qu’il trônait à la tête dudit ministère, indique le journal.

Quant à l’ancien Recteur de l’Université de Douala, Bruno Bekolo Egbe, les limiers du ministère chargé du Contrôle Supérieur de l’État n’ont que très peu apprécié de ne pas voir clair dans les livres de comptables de l’institution universitaire. Et pour William Sollo, ancien Directeur de  la Cameroon Water, les magistrats du TCS  épluchent  sa courte gestion à la tête de cette entreprise d’État.

Aussi, ces personnalités sont donc dans le collimateur du TCS. Même si vendredi dernier ils y ont été convoqués afin d’être interrogés au sujet des enquêtes menées à leurs sujets, ils en sont ressortis libres, du moins pour le moment, précise le quotidien.