CAMEROUN :: MISE AU POINT EN RAPPORT AVEC LA RENCONTRE ENTRE LE SDF ET LE PREMIER MINISTRE

L’urgence actuellement est la résolution de cette crise et le retour à la paix. Dans une négociation, il faut éviter de faire dans l’amalgame.

A cette première étape, il aurait été moralement indigeste – 1.800 morts, plus de 560.000 compatriotes qui ont fui leurs maisons d’habitation dont 32.000 réfugiés au Nigéria et 530.000 déplacés internes, pratiquement plus de vie dans ces deux régions – et politiquement indécent de poser comme préalable au dialogue inclusif absolument nécessaire pour un début de décrispation, les questions en rapport avec la forme de l’Etat, la révision du code électoral et bien d’autres, qui doivent logiquement figurer comme point de discussion lors du futur débat national. Le Premier ministre a précisé qu’il n’est pas venu identifier les sujets à débattre mais identifier les conditions et les protagonistes pour le débat national.

Le Sdf est un parti humaniste viscéralement attaché aux valeurs républicaines qui n’a pas vocation à appartenir à la confrérie politique des pleureuses qui trouvent toujours à redire sur tout.

Il ne s’agissait aucunement pour le Sdf de parler du contenu mais plutôt d’explorer les conditions du futur dialogue annoncé.

Le Sdf prend acte de ce dialogue annoncé par le Premier ministre qui dit transmettre un voeu présidentiel, tout en précisant qu’il sera vigilant sur les déclinaisons et les articulations du contenu du dialogue annoncé.