Cameroun – Les jeunes à l’école de l’entrepreneuriat

L’entretien d’embauche qui est l’occasion ultime de convaincre pour décrocher le poste à pourvoir, n’est pas connu de tous les jeunes à la quête de l’emploi.

Sur une population  de près de 20 millions d’habitants dont près de la moitié  est active, le Cameroun enregistre un taux de chômage de 13,1°/° et de sous –emploi de 75°/°. Selon les estimations du bureau international du travail et du gouvernement lui-même ou les préoccupations sont exprimées pour répondre aux besoins d’emploi des jeunes. Bien plus, étant donné que la jeunesse qui  est le fer de lance  de la nation  et  par qui  passera le développement, souffre d’un problème de chômage qui  devient de plus en plus récurrent, dû parfois à l’ignorance des lettres de motivations.  C’est le constat qui a été fait  ce samedi 28 novembre 2015, par l’équipe des jeunes du forum d’orientation pour l’insertion professionnelle, au cours d’une journée de formation avec pour thème « booster sa créativité vers l’Entrepreneuriat social».

L’objectif étant de donner à la jeunesse la possibilité de se positionner et de décrocher un emploi sur le marché. «Il s’agit d’un partage d’expérience entre étudiants, diplômés, chercheurs d’emploi et manageurs expérimentés. Nous permettons aux jeunes de bénéficier du soutien des ainés», explique  André Cyrille Hot Likeng, conseiller emploi et mobilité internationale. Au cours de ce forum, l’accent a été mis sur l’entretien d’embauche, véritable source d’échec des jeunes. «Nous avons eu des stimulations réelles d’entretien d’embauche, selon les règles de l’art», explique Barry Kadijatou étudiante en master de  banque et finance. Hervé Talla, HR manager emploi service  a énuméré  les conduites à tenir lors d’un entretien  et une stimulation d’entretien d’embauche. Trois modules de formation tels, le développement personnel, l’entrepreneuriat et le recrutement  ont été mis à la disposition des jeunes  afin de leur donner des outils  pour mieux se vendre sur le marché de l’emploi  ou de créer leur propre emploi. «J’ai  bénéficié de la part des chefs d’entreprises présents les techniques pour se faire embaucher  et de créer son entreprise, car je compte fonctionner à mon propre compte», raconte Barbara Mayag étudiante en master management.

Toutefois, les autorités et chefs d’entreprises reconnaissent une difficile insertion professionnelle  des jeunes dans le marché de l’emploi, en raison d’une série de facteurs comprenant  une faible capacité de l’économie à générer des emplois et une insuffisance de mesures cohérentes et concertées de l’ensemble des acteurs socioéconomiques dans la lutte contre le chômage et le sous-emploi.  C’est ainsi que le FOIP constitué essentiellement des jeunes veut apporter un encadrement pratique  sur le recrutement. «Nous voulons aussi participer à notre développement…», explique Edith Nken chargée de stratégie Marketing  du groupe Hemle.  S’y ajoutant les demandes d’emploi sont  supérieures aux  offres. Le manque de qualification professionnelle dans les secteurs porteurs et le manque d’expérience  professionnelle avérée.